Panier de la ménagère : sur 100 euros 11,3 vont aux IAA
Hier, au ministère de l’Agriculture, Philippe Chalmin a présenté les deux nouveautés du rapport de l’Observatoire de la formation des prix et des marges, rendu public hier par FranceAgriMer. La première est l’observation des marges nettes des différents rayons frais en GMS. Celles-ci sont les mêmes que dans la version du 3 octobre, dont l’hebdomadaire Les Marchés s’était procurée une copie : 1,9 % dans les produits laitiers, 5,9 % dans la volaille, 5,1 % dans la charcuterie, 0,6 % dans les fruits et légumes... et une marge nette négative de 1,9 % pour la boucherie, du fait de lourds coûts salariaux, a-t-il expliqué. La seconde nouveauté mise en avant par le président de l’Observatoire est la composition de ce qu’il nomme « l’euro alimentaire ». Ainsi, 100 € dépensés par le consommateur induisent 20,8 € de valeur ajoutée pour les commerces, 17,5 € pour les services, seulement 11,3 € pour l’industrie alimentaire et 7,6 € pour l’agriculture. Les importations représentent 26,8 €, dont 13 de produits alimentaires. Sous l’angle socio-économique, ces 100 € consommés couvrent 35,3 € de salaires et 28,3 € d’EBE (excédent brut d’exploitation) dont seulement 5,4 € pour l’agriculture et la pêche. Guillaume Garot a considéré que cette transparence servira l’objectif de « mieux répartir et créer davantage de valeur ajoutée ».