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Orama signe l'alliance des grandes cultures

« Ce qu'on voit » en grec ancien. C’est le sens d’Orama, le nom qui vient d'être donné à la récente union de l'AGPB, de l'AGPM et de la Fop. Les syndicats spécialisés du blé du maïs et des oléoprotéagineux ont réuni ces derniers jours à Paris leur premier congrès commun nommé « Sommet du Végétal » dans le prestigieux centre de conférences du Cnit de la Défense. Le public est manifestement sorti satisfait de la dernière conférence, hier à midi, dont le principe était, sans surprise, d'ouvrir les yeux sur les enjeux communs aux cultures arables : sciences, ressources en eau, coût de l'énergie, biocarburants, commerce international et alimentation planétaire.

Michel Griffon, conseiller de la direction du centre de recherche agronomique Cirad, a énuméré trois contraintes majeures pour l'agriculture européenne : la hausse du coût de l'énergie qui va bouleverser les méthodes culturales et renchérir les engrais azotés, les disponibilités en eau et la raréfaction de molécules de traitement ; trois contraintes qui appellent des solutions écologiques. De son côté, le Brésil, avec l'expansion de ses productions végétales, va à l'encontre de problèmes d'eau. Le conseiller du Cirad a suggéré que « les avantages comparatifs à moyen et long terme » servent de perspectives aux négociations de l'OMC.

Marcos Jank, président de l'Institut brésilien pour les négociations internationales, a glissé que le développement de la culture et des exportations de soja, au Brésil, était une conséquence de la fermeture des marchés des viandes. En réponse à Jean-Jacques Vorimore (AGPB), incrédule sur la volonté du Brésil de défendre les intérêts des pays pauvres, le Brésilien a rétorqué que les pays ACP, favorisés par l'Union européenne, ne sont pas les plus pauvres. Il a aussi souligné que l'UE voudrait imposer au Brésil des droits tarifaires n'excédant pas 15 % pour les produits industriels, un niveau ridicule par rapport aux droits d'entrée des viandes et produits laitiers en Europe. Il a aussi touché le cœur des syndicalistes en estimant que l'UE avait fait beaucoup plus que les Etats-Unis pour se conformer aux objectifs de l'OMC en matière de politique agricole.

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