Aller au contenu principal

Œuf : désaccord interprofessionnel

L’accord interprofessionnel instituant le prolongement de l’allongement de la durée des vides sanitaires dans les élevages de pondeuses suscite des réactions diverses dans la filière œuf. La mesure avait été décidée début juin, quand le marché de l’œuf émergeait d’une crise de surproduction traduite par des prix de braderie. Plusieurs formules

avaient été envisagées : abattages anticipés, réduction autoritaire des importations, allongement de la durée des vides sanitaires. Cette dernière avait été retenue et à l’issue de débats, parfois agités, dans le cadre interprofessionnel. Le CNPO proposait début septembre à l’agrément du ministre l’accord interprofessionnel portant à 5 semaines les vides sanitaires. Cet accord a été étendu le 28 septembre mais il ne fait déjà plus l’unanimité dans la filière. Entre temps - grâce à un effort de discipline de production - le marché s’est vigoureusement redressé. Au point qu’aujourd’hui certains n’apprécient pas un frein à leur potentiel de production et, invoquant les pertes subies pendant la crise, regrettent que cette occasion de se refaire leur soit barrée. Comme l’écrivait Étienne Cussy : « L’argent ça va, ça vient, mais quand ça vient plus, ça va mieux». Déjà, sans aller jusqu’à demander l’abrogation d’un accord couvé pendant 3 mois, des propositions se font jour pour son assouplissement. Par exemple, son application en fonction de l’évolution de la cotation – mais c’est un système de gestion bien délicat dans un marché aussi tumultueux que celui de l’œuf.

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio