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Nutrition : les Britanniques mobilisés contre la malbouffe

Le président de l’Agence des normes alimentaires (FSA) du Royaume-Uni, Tim Smith, était à Paris vendredi pour échanger sur les expériences des deux pays en matière de communication sur les profils nutritionnels. Selon Tim Smith, en poste depuis six mois à Londres, les produits alimentaires se font plus équilibrés et les consommateurs plus avertis, grâce à une politique gouvernementale offensive. Cette politique passe par un étiquetage nutritionnel relativement voyant, en vigueur depuis près de deux ans, ainsi que des campagnes de communication et la régulation télévisuelle. L’étiquetage est recommandé sur les produits transformés s’agissant des graisses, des graisses saturées, des sucres et du sel. Il se présente sous deux formes optionnelles : le « feu rouge » ou les « cercles » des apports quotidiens conseillés. Bien que facultatif, cet étiquetage a été rapidement adopté, constate Tim Smith, et concerne plus de la moitié des références. Il concerne même certains produits frais (viandes découpées, margarines, fruits ou légumes), en dehors de toute recommandation.

Feu rouge

Le « feu rouge » (couleurs vert, orange ou rouge) est le préféré des distributeurs et de loin le plus employé, atteignant 40 % des références. Un bilan sera dressé au printemps de l’impact de ces deux formes d’étiquetage sur les choix des consommateurs et sur les changements de compositions.

Malgré son « petit budget », la FSA britannique programme pour l’an prochain une campagne (à la télé, dans la presse et sur le net) incitant à limiter les graisses saturées. Il s’agit de diffuser « un message clair, fort et positif ». Par ailleurs, deux campagnes seraient lancées en 2009 et relayées par les circuits commerciaux : l’une suggérant la recherche d’un meilleur bien-être par le poids idéal, l’autre pour les enfants. Objectif : - 11 à 13 % d’apport calorique, lequel est mesuré par un sondage annuel.

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