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Nouvelle année faste pour la mâche

Avec des volumes en progression de 14 à 15 %, le marché de la mâche prend de l’essor.

Avec une campagne 2004-2005 qui s'achève sur une excellente note (progression des volumes de 14 à 15 % pour un total de 26 000 tonnes), l'optimisme est de mise chez les producteurs de mâche. D'autant que les perspectives sont tout aussi bonnes pour 2005-2006, avec une récolte attendue aux alentours de 31 000 tonnes.

La mâche bénéficie en premier lieu d'une forte progression à l'export. Lors de la dernière campagne, les achats allemands ont progressée en volume de 5 %, à 7 000 tonnes. Une performance plus qu'honorable étant donné l'ancienneté du marché. La satisfaction est principalement venue de l'Angleterre et de l'Irlande, une zone ou le travail porte ses fruits. Marché pénétré il y a une quinzaine d'années, les ventes décollent enfin avec 1 400 tonnes

(+ 40 %). Sur l'Espagne et le Portugal, la croissance est similaire (+45%, à 850 tonnes). En France, où un peu moins de la moitié de la mâche produite est vendue, la tendance est, dans une moindre mesure, positive. Le vrac et le conditionnement en barquettes restent stables, tandis que la 4e gamme progresse (+5%).

La mâche « riche en oméga 3 »

Le coup de fouet pourrait provenir de la nouvelle stratégie santé déployée par les producteurs, qui désirent promouvoir la richesse en oméga 3 de la mâche. Très en vogue actuellement, ces acides gras sont présents naturellement dans les poissons gras ou les huiles de colza, mais également dans la salade. « Cela va nous offrir un argument supplémentaire pour encourager la consommation, car c'est cela qui fait vendre», estime Olivier de Grandmaison, président de la section régionale mâche nantaise.

Validées par la DGCCRF depuis le mois d'août, les pastilles vantant la richesse de la mâche en oméga 3 orneront d'ici peu l'ensemble des barquettes et sachets. Pour accompagner le produit, une intensification de la campagne de promotion est prévue. Dotée au plan national de 700 000 euros, elle est complétée de 250 000 euros pour l'étranger, un budget financé par une extension de la période de cotisation des producteurs. Initialement fixée du 1er septembre au 30 avril, elle est désormais effective 365 jours par an. Tout semble donc paré pour une bonne campagne, d'autant que l'interprofession lancée il y a un an fonctionne. « T out n'est pas parfait, mais cela a le mérite de marcher. Au moins à Nantes, tout le monde se parle. Chaque semaine, les producteurs s'appellent pour planifier le marché», note M. de Grandmaison. Un son de cloche positif pour la filière, qui n'a pas manqué de susciter l'intérêt. Les producteurs de fruits se seraient notamment penchés sur cette interprofession qui marche…

Rédaction Réussir

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