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Nouvel alourdissement des bilans céréaliers

Les dernières prévisions du CIC renforcent la situation d'abondance des marchés céréaliers, notamment pour le blé. Les prix restent sous la pression de ces fondamentaux, mais réagissent spontanément à des éléments extérieurs au marché.

La récolte céréalière mondiale 2015 est annoncée par le CIC à 1 996 millions de tonnes (Mt) soit 1 % de moins que le record de l'an dernier, mais le stock final atteindrait 456 Mt, le plus élevé depuis 29 ans. Le blé interviendrait pour 727 Mt dans cette production mondiale, affichant un nouveau record et terminant la campagne sur un nouveau pic de stock de 211 Mt, soit 3 Mt de plus que prévu le mois dernier. La production mondiale de blé dur est, elle aussi, annoncée en hausse à 36,1 Mt, une progression de 11 % mais insuffisante pour satisfaire la demande à 36,4 Mt. Aussi faudra-t-il puiser dans les réserves pour aboutir à un stock de 5,4 Mt, inférieur de quelque 25 % à la moyenne quinquennale. La récolte mondiale d'orge est estimée à 143 Mt, en hausse de 2 % sur la dernière campagne alors que la consommation baisserait légèrement (-1 %) à 140 Mt. Le stock final atteindrait 30 Mt, en hausse de 14 %, le plus élevé depuis six ans. La récolte mondiale de maïs est la seule des trois grandes céréales à être (légèrement) réduite, de 1 Mt, à 967 Mt. Le report est prévu à 199 Mt en baisse de 4 %, mais néanmoins l'un des plus élevés de ces dernières années. Cette situation d'abondance, encore accrue, se répercute sur les prix mondiaux à l'exportation, traduit par l'indice GOI du CIC qui, s'il n'a enregistré que de modiques modifications en septembre par rapport à août, accuse une baisse sensible sur un an pour le blé, - 20,7 % et pour l'orge, - 13,5 %, le maïs progressant de 1,4 %.

Accroissement de l'offre en Europe

Les dernières estimations du Coceral, pour l'Union européenne à 28, allant aussi dans le sens d'un accroissement de l'offre, sauf pour le maïs, les fondamentaux baissiers demeurent et la hausse enregistrée la semaine dernière s'estompe sous l'effet de la dégradation des marchés financiers, démontrant une fois encore la réactivité des cours fragiles aux éléments extérieurs au marché. Le rebond de l'euro est aussi un élément potentiel de baisse. Le marché physique du blé fluctue cependant moins que les marchés à terme et en ce début de semaine, le blé standard rendu Rouen cote encore 160 euros, sur octobre-décembre, la fourchette s'étant resserrée entre le disponible et le livrable.

Le blé dur reste stable autour de 310 euros, rendu Port-la-Nouvelle, avec un faible volume de transactions. L'orge fourragère se maintient à 158 euros rendu Rouen, de même que le maïs qui conserve un petit courant à l'export alors que la cotation d'Euronext s'affiche en baisse en ce début de semaine.

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