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Nos poudres laitières de troisième génération intéressent


Une poudre destinée au babyfood eut contenir plus de 50 ingrédients.
Longtemps considérées comme des sous-produits de l'industrie laitière, les poudres laitières sont devenues de réels ingrédients alimentaires qui convoitent les pays émergents.

Aujourd'hui, la France est réputée pour ses connaissances autour du séchage du lait. Dans les années 50, la poudre n'était qu'une simple forme de stockage du lactosérum pour l'alimentation animale. Quelques années plus tard, des méthodes d'extraction et de séparation des molécules du lait ont été mises au point pour développer des poudres de deuxième génération. Désormais, les professionnels parlent de poudre de troisième génération, dite d'assemblage. Une poudre destinée à la nutrition infantile peut contenir plus d'une cinquan-taine d'ingrédients. « La France a une belle image sur les laits infan-tiles, car les industriels ont une technologie très propre et très sécurisée. Ils se sont donnés les moyens pour y arriver en termes de développement et de procédé », explique Pierre Schuck, ingénieur au STLO (Science et technologie du lait et de l'œuf) de l'Inra de Rennes.

Futures pistes d'amélioration

Pour ce spécialiste des poudres laitières, la France se situe dans le Top 5 des pays ayant un savoir-faire reconnu sur les poudres laitières, avec l'Irlande, les Pays-Bas, le Danemark et la Suisse. « La France a été l'un des premiers pays après la Seconde Guerre mondiale à travailler sur le séchage du lait. Des pays comme le Brésil ou la Chine s'y intéressent maintenant, et des transferts de technologie sont en cours. Nous sommes beaucoup sollicités par des entreprises françaises ou étrangères pour nos travaux de recherche », souligne Pierre Schuck. Des pistes d'amélioration sont encore possibles notamment sur le coût énergétique. « Pour les poudres basiques, on a mis au point un logiciel pour prédire le séchage et optimiser l'utilisation énergétique. Nous avons déjà 27 licences, dont sept à l'étranger. Pour les produits plus élaborés, nous travaillons sur l'écoconception pour aller vers plus de “ clean label ” avec de moins en moins de produits non-laitiers », précise Pierre Schuck. Les équipementiers ont aussi leur rôle à jouer pour améliorer les connaissances autour des boîtes noires que sont les tours de séchage.

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