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Né sous une bonne étoile

Emmanuel Macron a réussi en un an à remplir tous ses paris : ravir la présidence, révolutionner la vie politique française tout en se dotant d’une large majorité à l’Assemblée nationale. Le jeune quadragénaire, à qui tout semble réussir pour l’instant, bénéficie aussi au début de son quinquennat d’un bon alignement des indicateurs économiques, que son prédécesseur n’a pas réussi à voir le temps de sa présidence. « L’économie française affiche une croissance solide depuis deux trimestres, qui ne faiblirait pas d’ici à la fin de l’année », a résumé Dorian Roucher, chef de la division synthèse conjoncturelle à l’Insee lors d’une conférence de presse, le 20 juin. Et pour cause, le PIB, qui a progressé de 0,4 % au premier trimestre, devrait augmenter de 0,5 % aux deuxième et troisième trimestres, puis de 0,4 % au dernier trimestre, selon l’organisme public. Le taux de chômage devrait pour sa part poursuivre sa baisse entamée fin 2015 et s’établir à 9,4 % de la population active fin 2017, chiffre inférieur de 0,6 point à son niveau de fin 2016. L’Insee prévoit par ailleurs la création de 222 000 emplois. Des éléments sont avancés pour expliquer cette meilleure croissance, comme des récoltes céréalières plus abondantes qu’en 2016, sous réserve que les conditions climatiques ne se dégradent pas, et le retour des touristes après la vague d’attentats qui a touché le pays. Du côté des ménages, la consommation devrait ralentir (+1,2 % après 2,1 % en 2016). Bonne nouvelle toutefois, même si d’autres économies en profitent plus, la croissance mondiale devrait bénéficier à la France. Selon l’Insee, la demande mondiale adressée à la France accélérerait fortement cette année à 5,3 %, après +2,5 % en 2016. L’organisme s’attend à un retour à la hausse des exportations agricoles au second semestre (surtout dans la perspective d’une bonne récolte 2017) : avec une progression de 10 % au troisième trimestre 2017 et de 5 % au quatrième trimestre. Si toutes ces prévisions se réalisent, l’agroalimentaire devrait évoluer dans un environnement plus favorable. En espérant que le bon karma du nouveau président aide la filière à établir des relations commerciales plus harmonieuses à travers les états généraux de l’alimentation.

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