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Naissance de la coop laitière de la Sèvre

Dans un contexte difficile, deux coopératives des Deux Sèvres s’unissent.

L’union célébrée le 6 novembre dernier, entre les coopératives laitières de Celles sur Belle et d’Echiré (Deux Sèvres) donne naissance à une importante structure baptisée Coopérative Laitière de la Sèvre. Élu dans la foulée, son président Jean-Luc Moreau, sera à la tête d’un conseil de 21 membres parmi lesquels on note la présence de sept éleveurs caprins.

Les deux sites de production, Echiré et Belle, auront un seul et même directeur, Guy Bonneau, jusque-là dirigeant de la branche laitière de Sèvre et Belle. Chaque laiterie conservera cependant ses spécificités, ses produits haut de gamme et ses circuits commerciaux, l’objectif étant, d’après le président, « de construire un outil coopératif solide pour affronter l’avenir dans de bonnes conditions ». Echiré, producteur de crèmes et beurres, et Celles, fabricant de fromages, sont en fait partenaires depuis plus de dix-huit ans. Leur regroupement officiel sous une même appellation est surtout statutaire et administratif, les deux coopératives œuvrant déjà de concert dans de nombreux domaines. Chacune représente une certaine force dans sa spécialité : Echiré, avec 20 millions de litres de lait de vache traités en 2003 (dont 14 millions livrés par les adhérents), est un leader reconnu en matière de qualité.

Son beurre, surnommé « beurre des Présidents et des Rois » trône sur les tables de l’Elysée et de nombreux autres palais des puissants de ce monde. Avec 947 tonnes produites par an, (2003) il reste le produit de référence, sa notoriété ne cessant de s’amplifier avec 20 % de ventes à l’export, et de futurs marchés en gestation (pays de l’Est principalement). Sèvre et Belle est depuis 110 ans un transformateur apprécié de lait de chèvres, récolteur de lait pour un chiffre d’affaires de 29 millions d’euros, fabricant de fromage caprin de haute qualité (690 tonnes). Son beurre est aussi de bonne tenue, conçu en barattes-tonneaux, pour 1 090 tonnes en 2003. Elle est également une coopérative céréalière (9,7 millions d’euros de chiffre d’affaires, 586 000 quintaux) qui continuera d’ailleurs son chemin sous l’appellation coopérative précédente. (Sèvre et Belle).

Peu de changements en perspective

Cette union, qui ne changera pas grand-chose aux habitudes des deux coopératives, et qui ne devrait pas non plus provoquer l’arrivée d’un nombre élevé de nouveaux sociétaires, se concrétise dans un mauvais moment. Les collectes de lait sont à la baisse, et la consommation des ménages en matière de beurre ou de crème l’est tout autant. Mais la qualité paie, et le prestige des marques devrait faire la différence pour la nouvelle entité qui s’appuie sur le passé glorieux de ses deux parents.

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