Aller au contenu principal

Moins de volatilité, légère progression des prix

Du 8 au 15 mars, le marché céréalier a fait preuve d'une moindre volatilité et d'une progression linéaire des prix vers des niveaux qui restent bien bas. Toutes les dernières prévisions confirment des disponibilités céréalières abondantes en 2016-2017.

Au fur et à mesure que les cultures prennent forme* les prévisions de production se multiplient, qu'elles viennent du CIC, du département de l'Agriculture des États-Unis (USDA), de la Commission européenne, ou d'organisations professionnelles comme celles du Coceral qui estime à 145,22 millions de tonnes (Mt) la prochaine récolte de blé tendre dans l'Union européenne (UE) à 28, soit quelque 5 Mt de moins que l'an dernier. En ce qui concerne la France, cette organisation prévoit une production de 38,8 Mt, ce qui, ajouté au stock de report sur la prochaine campagne, 6 Mt, confirmé par le conseil céréales de France donne des disponibilités (grossièrement calculées en production et report) supérieures à celles de cette campagne. Cela ne laisse pas augurer une flambée des prix, d'autant que la Commission prévoit un report dans l'UE de 17,4 Mt soit 200 000 t de plus qu'à l'issue de la dernière campagne, et que l'USDA promet un stock mondial de 237,6 Mt contre 214,6 Mt fin 2014-2015.

Les moissons ne sont pas encore entrées, et les conditions météorologiques chez les grands pays exportateurs vont jouer leur rôle de régulation des cours. Ainsi, la menace de sécheresse sur les grandes zones de blé d'hiver des États-Unis créent une tension sur la place américaine, avec répercussion sur Euronext qui a clôturé en hausse de 1,50 euro, lundi, à 156,25 euros, malgré un euro raffermi. Le marché physique reprend un peu de couleurs. Si les perspectives de ventes à l'Égypte, d'ici à la fin de la campagne, se font de plus en plus aléatoires, en revanche, celles à destination du Maghreb, et particulièrement du Maroc, permettent d'espérer que l'objectif d'export hors UE de 11 Mt sera au moins réalisé.

Maïs : le marché physique reste étroit

En orge, l'allègement du stock d'orge de 155 000 t prévu par FranceAgriMer grâce à la forte activité d'exportation vers l'Arabie saoudite, l'Afrique du Nord, en particulier le Maroc et la Chine qui n'a pas totalement quitté son fournisseur français, est réaliste. Les embarquements vers les pays tiers après huit mois de campagne atteignaient 3,4 Mt, 66 % de mieux que l'an dernier. Le maïs bénéficie sur Euronext de la fermeté de Chicago, consécutive aux difficultés logistiques d'export en Argentine, mais le marché physique reste étroit, notamment sur l'intérieur avec la concurrence d'un blé fourrager moins cher.

*En France, Céré'Obs constate une avance de 2 à 3 semaines selon les espèces (24 jours pour le blé dur) et d'un état très satisfaisant des cultures.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio