Aller au contenu principal

Michel Laroche emploie les grands moyens

Face à la concurrence, le producteur et vinificateur raccourcit sa gamme et développe son marketing

Conscient d’une conjoncture actuelle plutôt difficile pour les vins français, Michel Laroche, président de la société éponyme, a dévoilé mercredi soir, à l’occasion de la présentation du bilan 2003, les orientations destinées à perpétuer les bons résultats de l’entreprise. Devant une offre qualifiée d’abondante et compliquée, Michel Laroche a décidé de « restreindre son offre en la limitant à 10-15 produits par ligne ». Soit entre 30 et 45 vins répartis entre le Chablis, les vins du Chili et la gamme South of France. Défendant son positionnement haut de gamme, le groupe s’est fixé une limite inférieure de 7,5 euros pour ses vins. Ce qui n’empêche en rien la multiplication des références dans les Premium et au-delà. « Il y a beaucoup de possibilités pour ceux qui veulent se positionner dans le prestigieux », explique Christophe Juarez, en charge du marketing, de la communication et du commercial. L’arrivée récente de M. Juarez au sein de l’entreprise correspond au développement du pôle marketing, qui regroupe aujourd’hui 6 personnes et a décidé de mettre l’accent sur les budgets d’animation, en croissance continuelle. D’ici à 3 ans, l’objectif visé est de 12 % du CA.

Pour faire face aux vins du Nouveau Monde qui bénéficient d’efforts de promotion conséquents, Michel Laroche uniformisera sa marque dès le 1er janvier 2005. L’ensemble des vins sera alors commercialisé sous la dénomination Laroche. « Nous avons besoin d’offrir des codes simples, ainsi qu’une offre catalogue rationnelle », ajoute M. Juarez, dont l’objectif tient également au développement des réseaux de distribution.

Joint-venture au Chili

Très présente en CHR (58,6 % du CA en 2003), l’entreprise connaît une forte progression dans le travel retail (duty free, aéroports), à contre-courant de la grande distribution qui ne s’aligne pas toujours sur les prix réclamés. Ce qui n’empêche pas la marque d’être présente en Angleterre chez Tesco et Sainsbury’s, un positionnement pas forcément innocent puisque le Royaume-Uni représente « le plus grand potentiel de croissance dans les cinq ans à venir», selon Michel Laroche. En termes de produit, bien que le Chablis représente 53 % du CA, ce sont les vins de cépages qui semblent promis à un bel avenir. Et notamment ceux du Chili, dans lesquels l’entreprise a investi 1 M EUR pour créer un joint-venture. Bien qu’ils représentent une menace pour le vin français, cela n’empêche pas certains de sauter de l’autre côté de la barrière.

Rédaction Réussir

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio