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Melon, abricot et pêchenectarine en crise

« Je suis assez content du Conseil, c’est possible qu’il y ait une éclaircie dans cette filière», s’est félicité Jean Sales, président d’Oniflhor (office national interprofessionnel des fruits, des légumes et de l’horticulture), mardi soir à l’issue du conseil de direction. Pourtant, au premier jour de l’été, trois produits (le melon, l’abricot et la pêche-nectarine jaune) étaient déjà déclarés en crise conjoncturelle, par les indicateurs de marché calculés par le SNM. Et les Jeunes agriculteurs ont demandé dans un communiqué que soit « activé de toute urgence le dispositif du coefficient multiplicateur, assorti d’un prix garanti pour le producteur, tel qu’il est prévu par la loi». A ce propos, les services de la DPEI du ministère ont confirmé mardi que le décret du coefficient multiplicateur était bien en Conseil d’Etat et que tout était fait pour qu’il soit applicable dès le mois de juillet. 

Toutefois tous ne semblent pas pressés de voir ce dispositif mis en place. « Il y a un effet psychologique des indicateurs de marché. Pour lafilière, l’idéal serait qu’on soit dans une situation où l’on n’ait pas besoin des coefficients multiplicateurs », arapporté Jean Sales. « Il y a une maturité collective qui monte», a-t-ilajouté, affichant un certain optimisme quant au retour du dialogue au sein de la filière.

L’Oniflhor, qui prend en charge depuis déjà quelques mois la gestion des crises produits, est parvenue à réunir plusieurs fois autour d’une même table les différentes familles, détaillants et distributeurs compris.Ces réunions ont notamment permis d’anticiper les périodes de fortetension sur la fraise en prévoyantdes vagues de campagnes radio et des envois de fax à la grande distribution.Hier une réunion devait setenir au sein de l’office sur la pêche nectarine et les autres fruits d’été. Unbudget de 2 millions d’euros (auquel s’ajoute 2 millions d’euros des professionnels) a été dégagépour les opérations de crise. Mais le conseil de l’Oniflhor a déploré mardi le gel de 14 millions d’euros sur le budget global de l’Office (64 millions d’euros) annoncé par Bercy, quelques mois après l’abondement de 10 millions d’euros décidé par Gaymard. Cette restriction budgétaire engendrera notamment un gel de 25% sur les contrats de plan. 

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