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Marchés nerveux et cours instables

Sur les marchés alternent hausses et baisses souvent excessives, dans lesquelles les conditions météorologiques interviennent majoritairement. Les investisseurs qui avaient pris leurs bénéfices la semaine dernière reviennent aux achats.

Période du 20 au 26 avril. La hausse importante et soudaine des cours mondiaux des marchés céréaliers la semaine dernière étant la conséquence de transactions spéculatives inspirées par la conjoncture climatique risquait, comme nous l'écrivions, de ne pas perdurer face à de lourds bilans qui protègent contre d'éventuelles déceptions en culture dues à la météorologie. Si les réactions de hausse excessive des prix comme celle de la semaine passée sont fragiles et suivies de dépressions à leur mesure, on ne peut cependant pas considérer uniquement les aspects spéculatifs du weather market et rejeter ce qu'il peut logiquement apporter à l'orientation des cours quand il a une portée effective sur le marché physique. Ce fut le cas ces jours derniers avec le déficit hydrique au Brésil ou les précipitations excessives en Argentine, phénomènes qui semblent d'ailleurs se résorber ces jours derniers. Après les prises de profit des investisseurs, les cours du blé étaient donc revenus à des niveaux nettement inférieurs à ceux d'avant la hausse, avec une cotation sur Euronext à 152 € en clôture, le 19 avril. Mais en ce début de semaine, les investisseurs prennent de nouveau en compte quelques interrogations météorologiques et reviennent sur le marché des matières premières agricoles provoquant un rebond des cours à Chicago, suivi par Euronext, qui a établi un record historique d'échanges le 21 avril, avec 12 292 lots de blé traités.

Dans l'hexagone aussi, quelques inquiétudes se manifestent, plus sur les risques de maladies dues à la douceur de l'hiver qu'aux conséquences de l'épisode de froid de ces jours der-niers, sur les céréales d'hiver. Les dernières observations de Céré'Obs font état d'un avancement des cultures de blé et d'orge comparable à l'an dernier.

Activité commerciale soutenue vers le Maroc

L'activité commerciale en blé reste élevée en portuaire avec des chargements à destination des pays tiers qui ont dépassé 200 000 tonnes à Rouen la semaine dernière dont 89 500 tonnes à destination du Maroc, grand animateur de nos exportations en cette dernière partie de la campagne.

Les cours sur le physique se sont redressés, retrouvant les 140 €, rendu Rouen, les primes s'améliorant de 2 points à - 3 €, rendu Rouen. L'orge de son côté peine à rejoindre le rebond du blé et le maïs résiste, soutenu par Chicago et le retard des semis qui risque encore de s'aggraver dans la perspective de nouvelles pluies, cette semaine.

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