Aller au contenu principal

Marchés calmes mais prix maintenus

Le marché français reste très soutenu par l’exécution des contrats d’exportation, bien que les prix continuent de s’ajuster à travers des fluctuations modestes, sur Euronext comme sur le marché intérieur.
Période du 20 au 26 octobre : Les marchés céréaliers ont confirmé généralement un retour au calme après les passages de grande volatilité. Le résultat de l’appel d’offres égyptien attendu avec beaucoup d’intérêt comme test de la compétitivité du blé français, s’est traduit finalement par un partage des 290 000 tonnes adjugées, entre la France pour 120 000 t, les États-Unis, 110 000 t et le Canada, 60 000 t. Depuis, il a franchi la barre de 1,40 dollar pour 1 euro, repassant ensuite à 1,395 sans que ces fluctuations monétaires créent une anxiété chez les exportateurs français eu égard au volume de contrats déjà en portefeuille.

États-Unis et France : concurrence sereine

Bruxelles a attribué, la semaine dernière, des certificats d’exportation de blé à hauteur de 620 000 t, dont 427 000 pour la France ; depuis le début de la campagne, les tirages de certificats dans l’Union européenne atteignent 7,7 millions de tonnes (Mt), soit 2 millions de plus que pour la période correspondante de 2009-2010. Et comme du côté mer Noire, les capacités d’offres ne s’améliorent pas, les principaux exportateurs actuels, les États-Unis et la France, se concurrencent dans la sérénité. La perspective de la venue au marché de l’hémisphère sud ne perturbe pas non plus les exportateurs américains et européens. Notamment, l’ambition australienne d’exporter 16 Mt semble très optimiste.
Le marché français reste donc très soutenu par l’exécution des contrats d’exportation même si l’activité commerciale est calme et les prix continuent de s’ajuster à travers des fluctuations modestes, sur Euronext comme sur le marché intérieur. S’agissant de ce dernier, les perturbations causées par les troubles sociaux se font plus durement sentir, notamment pour l’approvisionnement des Fab par camion, en raison des difficultés d’approvisionnement en carburant. Ce risque de pénurie de carburant est valable aussi pour l’orge et surtout pour le maïs en pleine période de moisson, aux conséquences sur l’acheminement de la récolte s’ajoutant celles du séchage. À l’heure où nous écrivons ces lignes, la situation paraît heureusement en voie de se débloquer.

Regain d’intérêt pour l’orge

L’orge fourragère bénéficie pour sa part des défaillances de livraison ukrainienne à l’exportation, le quota d’exportation (200 000 t) étant déjà pratiquement chargé sur des bateaux bloqués par les douanes locales. On note donc un regain d’intérêt en portuaire pour l’orge française et une légère hausse des cours.
En ce qui concerne le maïs, l’AGPM (Association générale des producteurs de maïs) constate que plusieurs pays européens ont revu leurs prévisions de récolte à la baisse et que les importations se poursuivent. Après les origines sud-américaines, les premières cargaisons de maïs américain ont été déchargées à Tarragone la semaine dernière.

Les plus lus

vaches dans un prè
La baisse de la collecte de lait en Europe change l’ambiance du marché des produits laitiers

Après plusieurs trimestres de dynamique laitière, la Rabobank s’attend à un revirement de la collecte laitière mondiale…

camion de collecte de lait
Produits laitiers : Lactalis, n°1 mondial, creuse l’écart, et des entrées dans le top 20 de la Rabobank

Le trio de tête des plus grandes entreprises laitières du monde reste inchangé en 2026 et Lactalis domine toujours largement…

carcasse en abattoir
Viande : vent nouveau pour les abattoirs prestataires ?

Les petits outils d’abattage multi-espèces en prestation de services ont retrouvé de la stabilité après des années difficiles,…

quartiers de viande au frigo
Viande bovine : pourquoi la France a creusé son déficit commercial au premier semestre 2026

Les exportations françaises de viande bovine ont baissé de 13 % au premier semestre, reflet du manque d’animaux. Une baisse…

poules dehors en élevage
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 28 août 2026

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR…

rayon viande en boucherie
En viande bovine, un commerce régulier, des tensions sur le filet

Si les pièces hivernales de viande bovine sont encore peu sollicitées, les abattoirs jugent le commerce de la viande bovine…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio