Aller au contenu principal

Marché lourd, orientation baissière

Avec la pression de l'offre, et l'épisode grand froid aux États-Unis qui avait propulsé les cours étant passé, la tendance baissière s'est réinstallée pour le blé. La Chine reprend ses achats d'orge. Le maïs français passe difficilement sur le marché UE.

Période du 27 février au 3 mars. Le dernier rapport du CIC (Conseil international des céréales) porte à 2006 millions de tonnes (Mt) le record de production céréalière, l'augmentant de 4 Mt par rapport à janvier. Le bilan blé est peu modifié, la hausse de récolte de 2 Mt (à 719 Mt) étant en partie compensée par celle de la consommation, pour aboutir à un stock de report de 197 Mt, 1 Mt de plus que prévu en janvier. La récolte record de maïs, à 992 Mt, est confirmée et le stock abaissé de 1 Mt, à 193 Mt. Ce rapport ne bouleverse donc pas les fondamentaux de l'actuelle campagne. En revanche, il confirme une récolte de blé 2015-16, en baisse de 2 %, à 705 Mt et avance une production de maïs de 938 Mt, en recul de 5 %. Si ces chiffres se confirment, la pression de la récolte sera allégée, mais il faudra quand même compter avec les gros stocks de report de cette campagne. Sauf catastrophe naturelle, la disette ne menace donc pas à l'horizon 2015-16 et c'est l'abondance qui domine le marché, dans l'immédiat, faisant pression à la baisse. Les craintes étant momentanément levées quant aux conséquences de la vague de froid aux États-Unis, Chicago est donc reparti à la baisse en début de semaine malgré les bons chiffres à l'export, suivi par Euronext, clôturant en baisse de 2,75 euros le contrat blé, le 2 mars. L'Égypte, qui diversifie ses approvisionnements en blé, a acheté 110 000 t de blés ukrainien et russe.

L'euro à 1,12 dollar préserve la compétitivité du blé européen, ce que démontre le rythme d'attribution des certificats. Les chargements dans les ports français à destination des pays tiers ont maintenu, la semaine dernière, une cadence élevée, mais ony trouve d'anciens contrats à réaliser, ce qui pourrait réduire les besoins – donc les tirages – en certificats dès cette semaine. Sur le marché physique, le blé standard rendu Rouen s'affiche à 176 €. Le contrat Euronext no 3, ouvert lundi, a clôturé sur un spread de 3,50 € supérieur au contrat 2 ; c'est moins que la différence, sur le physique entre les « qualités » Rouen et La Pallice (184 €).

Les chargements d'orge reprennent

Les festivités du Nouvel An chinois sont terminées, et les affaires et les chargements d'orge reprennent, mais les cours ne parviennent pas à remonter la baisse de ces 15 derniers jours. On cote 166 euros, rendu Rouen.

Le maïs peine de plus en plus pour passer à l'export malgré les concessions de prix des vendeurs à 141 € fob Rhin et 144 € fob Bordeaux. Les fabricants d'aliment du bétail restent présents aux achats sur un cours attractif de 135 € départ Eure-et-Loir.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio