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Maïsadour se tourne vers de nouvelles activités

« Bien que notre CA consolidé (543 ME) ait baissé de 4 % sur la campagne 2003-2004, nous enregistrons tout de même un bénéfice de 3,2 ME, ce qui n’était pas gagné avec une chute de la collecte de maïs de 28 %, une récolte de maïs doux en baisse de 18 % et 800 000 volailles de chaire en moins», a souligné André Lahitte, DG du groupe Maïsadour lors de la présentation des résultats, mardi dernier. Fortement affectée par la sécheresse et la canicule de l’été 2003, ainsi que par le dérapage de sa filiale Delpeyrat, la coopérative landaise remonte donc la pente.

En matière de maïs (670 000 t), elle reste le premier collecteur d’Europe, ce qui ne l’empêche pas de faire des économies d’échelle, comme dans le cadre de son partenariat avec la coopérative Silos Vicois, qui permet aux deux structures d’acheter en commun leurs appros grandes cultures et vigne. Dans la filière légumes, 50 ha de carottes ont été abandonnés pour cause de canicule et la production de maïs doux transformé n’a pas atteint les objectifs fixés. Mais malgré cette baisse, les stocks sont restés importants et l’emblavement en maïs doux a dû être réduit de 10 % en 2004.

L’activité semence du groupe progresse à l’export (52 % du CA), notamment vers Allemagne, son 2e marché en valeur et en quantité. En juin dernier, il a racheté les 25 % de son associé dans sa filiale Maïsadour Deutschland, qui lui appartient aujourd’hui à 100 %. En matière de recherche, le laboratoire Stimül, créé avec Syngenta, commence à apporter des réponses sur les mycotoxines du maïs, qui pourront alimenter le débat européen sur le sujet. Maïsadour a par ailleurs réduit sa production de volailles Label Rouge et bio de 800 000 têtes (12,5 millions au total), pour coller à une baisse de la consommation nationale de 4 %. Mais il compte booster ses ventes en 2005, en communiquant sur le 40e anniversaire du premier Label Rouge de France, le poulet jaune des Landes. La production de palmipèdes gras (3,3 millions de canards et oies) a quant à elle baissé de 4 %, conformément aux accords interprofessionnels de la filière, mais elle est repartie, début 2004, pour répondre aux nouveaux marchés décrochés par Delpeyrat, qui commence à se redresser.

Maïsadour développe de nouveaux secteurs comme les volailles de ponte, avec un projet de Label Rouge, et les bovins qui représentent aujourd’hui 9 % du tonnage de ses productions animales. Une activité qui entraîne un élargissement de ses gammes en nutrition animale et fait progresser ce secteur de 4 %.

 

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