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L'œil des opérateurs rivé sur les stocks

La 2e partie de la campagne se place sous le signe d'une détente des prix qui semble prendre plus en compte les fondamentaux, c'est-à-dire l'abondance des disponibilités et la lourdeur des stocks confirmées par les derniers rapports USDA.

Période du 7 au 13 janvier. La reprise des affaires s'opère encore dans le calme, mais dans une tendance de prix plus détendue. Certains facteurs de hausse persistent, dont l'absence de la concurrence russe qui a sans doute favorisé la nouvelle vente de blé français à l'Égypte, pour 180 000 tonnes, confirmant la 1re place de notre pays comme fournisseur du Gasc depuis le début de la campagne, et des achats massifs algériens (on parle maintenant de 900 000 tonnes) en origine optionnelle, mais où le blé français devrait avoir trouvé sa place. L'euro se maintient à un niveau très compétitif, autour de 1,18 dollar.

En ce début de deuxième décade de janvier, les opérateurs étaient dans l'attente de la publication des rapports de l'USDA, publiés lundi. Ces rapports ont surtout eu un effet baissier sur le soja (voir rubrique ci-dessous) et, dans une moindre proportion sur le blé, tandis que le maïs réagissait en hausse à Chicago, avec la révision à la baisse de 3,5 millions de tonnes (Mt) de la production mondiale, due essentiellement à celle de la production américaine. Néanmoins, avec une production mondiale de 988,1 Mt, dont 74 dans l'Union européenne, les disponibilités mondiales restent élevées, tout comme le stock final qui, bien que ramené à 189,1 Mt, s'annonce supérieur de près de 17 Mt à celui de la campagne 2013-2014. La prévision de production mondiale de blé a reçu un nouveau petit coup de pouce, passant de 722,2 à 723,4 Mt, et le stock final de 194,9 à 196 Mt, conséquence d'une révision en hausse du stock russe, gonflé par les restrictions à l'export et augmenté de 1,2 Mt, à 20,9 Mt. Absent, pour le moment, du marché, le blé russe y pèsera tôt ou tard.

Maïs : l'Ukraine vise la zone euro

D'autres estimations sont attendues, ce sont celles fournies par les bilans prévisionnels du conseil céréales de FranceAgriMer, qui s'est réuni le 14 janvier et dont on craint qu'il ne conclue à un nouvel alourdissement des stocks de report de blé et de maïs. Pour le blé notamment, la question se pose de savoir si le bon rythme d'exportation enregistré jusqu'à présent pourra être maintenu. La baisse qui s'amorce est-elle le signe d'un retournement de tendance ? Pour ce qui est du maïs, l'Ukraine a annoncé la couleur ; concurrencée par la production d'outre-Atlantique sur le marché mondial, elle vise la zone euro et plus particulièrement le sud de l'UE. Les prix français sont en repli, à 152 euros rendu façade Atlantique. De gros embarquements d'orge permettent de maintenir un cours de 173 euros, rendu Rouen.

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