Aller au contenu principal

Livraison mutualisée de produits frais à Grenoble


> Le Min de Grenoble proposera en novembre à ses treize grossistes et sa trentaine de producteurs, répartis sous une halle de 15 000 m2 , un service de transport mutualisé.
Le marché d'intérêt national de Grenoble va lancer début novembre un nouveau service mutualisé de livraison des commandes, grâce aux services de la société Delifresh.

Dégager du temps aux chefs d'entreprise pour leur permettre de se concentrer sur leur cœur d'activité, baisser les émissions de gaz à effet de serre générées par l'activité du marché de gros et, enfin, anticiper les futures restrictions de circulation dans le centre-ville : voici les ambitions que porte depuis deux ans Bernard Colonel-Bertrand, le directeur du Min de Grenoble au travers d'un projet de service mutualisé de livraison de produits frais. Et c'est dans quelques semaines que ce projet verra le jour grâce aux services de la société Delifresh, spécialisée dans la logistique de produits frais et déjà implantée sur le marché de Rungis.

Concrètement, les grossistes et petits producteurs locaux du marché de gros de Grenoble pourront à partir de novembre faire livrer les achats de leurs clients par un prestataire unique avec un coût mutualisé. Celui-ci devrait s'établir autour de 11 à 15 euros par livraison avec une modulation en fonction du poids de la livraison, sachant que le poids moyen d'une commande au Min de Grenoble s'établit entre 33 et 35 kilogrammes.

« La période de novembre 2015 à juin 2016 constituera un test. Les livraisons seront effectuées avec un camion de 3,5 tonnes. Notre ambition est de monter progressivement en puissance jusqu'à atteindre quarante livraisons par jour. Si le test est concluant, nous irons plus loin dans le respect de l'environnement en réalisant les tournées avec un véhicule fonctionnant au gaz naturel », explique Bernard Colonel-Bertrand.

Mesures de la municipalité écologiste

Le projet devrait ainsi permettre de répondre aux futures contraintes de logistiques urbaines. Implantée dans une cuvette, Grenoble enregistre une moyenne d'un jour de pic de pollution par semaine en été et un sur trois en hiver. La municipalité écologiste en place depuis 2014 entend bien mettre en œuvre des mesures pour limiter les sources et la quantité de pollution (restriction d'accès au centre-ville pour les véhicules polluants, covoiturage, transport en commun, réduction de la vitesse…).

LE MIN EN CHIFFRES CLÉS

Créé en 1963, le Min de Grenoble s'étend sur un terrain de 5 hectares. Les grossistes sont répartis dans des cases sous une immense halle de 15 000 m2 . Le marché de gros de Grenoble est l'un des plus petits de France avec seulement treize grossistes, une trentaine de producteurs locaux et deux entreprises de logistique. Pratiquement tous les produits sont représentés : fruits et légumes, vins et viandes. Des discussions sont en cours avec un poissonnier pour intégrer une offre de produits de la mer. Seules les fleurs sont absentes du marché. Le chiffre d'affaires cumulé généré par les entreprises présentes sur le Min est de 70 millions d'euros.

Projet de création d'un magasin commun

Au-delà de la démarche environnementale, cette mesure incitative a surtout vocation à dynamiser le marché de gros. Le directeur du Min mène d'autres projets d'envergure dans cette perspective. Il voudrait fédérer les producteurs présents sur le marché autour d'un magasin commun. Calé sur le modèle des magasins de producteurs, celui du Min prendrait la forme d'une ou deux cases communes où tous les producteurs pourraient déposer leurs marchandises. La vente pourrait être effectuée par un producteur ou par un salarié du groupement.

Autres projets pour l'année prochaine : la transformation d'un bâtiment inexploité en entrepôt frigorifique pour les clients du Min, la création d'un magasin de vente pour les particuliers sur les pourtours du marché de gros ou encore l'implantation de panneaux solaires.

Les plus lus

vaches limousines dans un pré
À 6,17 €/kg, le prix de la vache viande couvre désormais les coûts de revient

Les prix des broutards, puis des jeunes bovins, avaient atteint puis dépassé les coûts de production en début d’année. C’est…

Des silhouettes de vaches qui paturent dans une prairie, style illustré. Au premier plan, une fléche qui illustre une décroissance
Pourquoi le cheptel bovin a-t-il tant reculé dans l’Union européenne en 2024 ?

La baisse du cheptel bovin en 2024 est inédite. Une partie de ce recul est structurelle, alimentée par les départs en retraite…

des poules oranges
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 02 mai 2025

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

Sheep being offloaded from a cargo ship in Oman
D’où viendra le million de moutons importés pour l’Aïd en Algérie ?

L’Algérie a mis en place des importations massives de moutons pour la fête de l’Aïd el Adha, au début du mois de juin. Une…

des poules oranges
Prix des poules pondeuses – Cotation réalisée le 18 avril 2025

La CPP (Cotation poule pondeuse) est publiée dans Les Marchés le lundi reflète les prix de la semaine précédente. La CPR (…

burger sur fond noir
Les vaches allaitantes passent toujours plus au hachoir

La consommation de viande bovine résiste, grâce à la transformation et au haché. Même les vaches allaitantes y passent, ce qui…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio