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L’interprofession F&L d’Alsace se renforce

Créée en septembre 2003, l’interprofession régionale en fruits et légumes vient d’accueillir les distributeurs.

Au moment où les interprofessions comme le lait ou les fruits et légumes sont en petite forme, l’Alsace poursuit son bonhomme de chemin en accueillant les distributeurs au sein de l’interprofession régionale fruits et légumes.

Lancée voilà plus de deux ans, elle regroupe désormais l’ensemble des collèges de façon officielle depuis mardi, et espère de cette manière travailler de manière plus efficace. « Dorénavant, les producteurs, coopératives et grossistes ont un interlocuteur officiel dans la distribution. Cela va accélérer les décisions », note avec satisfaction Fabien Digel, animateur de l’interprofession.

À l’exception d’Intermarché, la majorité des distributeurs s’est ralliée, avec Carrefour, Leclerc, Cora, Système U, Atac, Match et le groupe Coop Alsace. L’amélioration des échanges et des contacts espérés pourrait donner un nouveau coup de pouce aux produits régionaux, cheval de bataille de l’interprofession régionale. Seule du genre à l’échelle nationale, elle fédère les trois quarts des producteurs alsaciens de fruits et légumes. À l’échelle de la région, les 6 500 hectares réservés aux fruits et légumes ne permettent d’assurer qu’un quart de la consommation. Disposant d’un visuel « Fruits et légumes d’Alsace » depuis avril 2005, les productions locales trouvent néanmoins un accueil favorable dans les magasins.

Le contrôle du respect du cahier des charges lié à la dénomination Alsace (qui reste commerciale et n’est pas un signe de qualité en soi) a été confié à un partenaire doté d’un certain bagage, puisqu’il s’agit de l’association Alsace Qualité.

Les produits de saison en avant

Œuvrant principalement dans le domaine des signes officiels liés à la qualité et à l’origine (Aoc ou Label Rouge par exemple), elle est aussi membre associé de l’interprofession. « Notre premier rôle est de se rencontrer et de résoudre nos problèmes. Nous travaillons actuellement sur l’achat de box pommes de terre ou de palettes communes à tous nos producteurs, pour avoir une cohérence, sans oublier des prix plus intéressants », insiste Fabien Digel.

D’ici trois à quatre mois, les actions de communication reprendront le chemin des écrans (France 3 Alsace) et des linéaires, avec la mise en avant des produits de saison. Ce délai devrait permettre de bien préparer le terrain avec la distribution, notamment pour les asperges d’Alsace, premières à ouvrir la danse devant les pommes de terre primeur et la salade. Bien que la régionalisation ne soit pas une solution, il est toujours appréciable d’observer une interprofession qui fonctionne sans trop de heurts…

Rédaction Réussir

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