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L’Inra renforce ses efforts sur l’alimentation

Marion Guillou, p-dg de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), a présenté hier les nouvelles orientations 2006-2009 de l’institut centrées sur une perspective de développement durable. Les priorités des programmes de recherche pour les quatre années à venir seront : l’évolution des systèmes agricoles, la réduction des intrants, l’étude des maladies émergentes, la garantie de produits sains, accessibles et adaptés à une alimentation équilibrée et le développement de la chimie verte. Au total 38 % des effectifs de l’Inra seront affectés à la recherche sur l’alimentation humaine, la diversification des produits et leurs usages alimentaires et non alimentaires, contre 28 % pour l’environnement et 33 % pour l’agriculture.

L’Institut poursuivra le développement de partenariats avec les industriels « sur des questions ayant moins trait à la technologie, comme avant, qu’ à la diversification et à la nutrition», a souligné Marion Guillou.

Améliorer le transfert des résultats

Développer une analyse intégrée du comportement du consommateur, expliquer l’impact des aliments et de l’alimentation sur les fonctions physiologiques et psychologiques, comprendre les mécanismes d’élaboration de la qualité des aliments, évaluer et prévenir les risques dans la filière alimentaire et étudier les instruments de politique nutritionnelle font partie des objectifs prioritaires fixés pour les quatre ans à venir en alimentation humaine. Plus précisément l’Inra a la volonté de monter un programme international sur la connaissance du monde microbien qui colonise le tube digestif humain. Concernant la transformation des productions agricoles, l’Institut de recherche souhaite développer de nouveaux outils de diagnostic, de modélisation, et de conduite des procédés et des technologies. « Un des enjeux scientifiques est de mieux comprendre le rôle des micro-organismes dans les procédés de transformation», est-il inscrit dans les orientations de l’Inra qui précisent qu’il s’évertuera à améliorer le transfert et la valorisation des résultats auprès des industriels.

Concernant l’agriculture, Marion Guillou a annoncé hier que l’Inra allait se pencher dès 2006 sur le développement de la production intégrée et le renforcement de la chimie verte (comme les biocarburants). « Les pratiques actuelles de l’agriculture en France ne sont pas durables», a ajouté son directeur général délégué Guy Riba. « Nous ne désertons pas le système intensif mais notre but est de le rendre durable », a renchéri Marion Guillou.

Pour 2006, l’Institut qui dispose de 680 M Eur de budget (soit 5,6 % de plus que l’an passé) annonce l’ouverture de 328 postes. Le recrutement de 28 chercheurs et 20 ingénieurs est prévu sur 2006/2007 pour les nouveaux chantiers ouverts dans les biocarburants et les « systèmes agricoles innovants ».

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