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L'hirondelle ne fait pas le printemps

Le retour à un temps plus doux et ensoleillé sonne le réveil des ventes de viande à griller. Un réveil traditionnel, quoique sans euphorie cette année.

Si depuis avril, le ralentissement des ventes de pièces avant a commencé à se faire sentir, le regain d'intérêt pour les quartiers arrières s'est fait attendre. Mais l'installation d'une météo printanière, propice aux grillades, devrait stimuler les achats de viandes à cuisson rapide. De plus, la fin des vacances de printemps tend à régulariser le commerce, malgré la succession en mai des jours fériés. Pour autant, les opérateurs ne constatent pas tous un développement des ventes. Pour les uns, la reprise concerne surtout brochettes et produits élaborés. Pour les autres, les achats de filets, bavettes, entrecôtes, etc. tendent à retrouver des volumes corrects pour la saison, accusant néanmoins un sensible retard.

Un manque d'entrain peu surprenant

Déjà peu enclins à augmenter leurs achats dans le contexte économique actuel, les ménages sont confrontés à la montée graduelle des prix de la viande de bœuf. Selon Agreste, l'indice moyen annuel des prix à la consommation de l'Insee s'est hissé à 154,5 points l'an dernier (base 100 en 1998), gagnant plus de 6 points en 2012 et 2013. Et depuis 2010, la consommation domestique n'a de cesse de reculer. Atteignant 1,55 million de tonnes équivalent carcasse (veau inclus) l'an dernier, elle a ainsi perdu 5,8 % en trois ans. Une tendance que confirment les relevés Fran-ceAgriMer-Kantar Worldpanel pour le début d'année. En cumul sur les douze premières semaines de l'année, les achats ont fléchi de 3,7 % par rapport à la même période un an plus tôt, signe que le marché de la viande bovine peine à s'extirper du climat de morosité qui prévaut depuis plusieurs années.

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