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L'euro soutient la compétitivité du blé français

À un mois de la fin de la première partie de la campagne, la tendance générale est baissière, sans excès, mais la compétitivité du blé français, grâce à l'euro, laisse augurer d'un regain d'activité à l'export.

Dans un climat économique général pessimiste, les cours mondiaux du blé ont poursuivi leur glissade qui ne comporte pas que des aspects négatifs pour le marché français. La poursuite de la baisse de l'euro, passé sous la barre de 1,06 dollar, renforce la compétitivité de l'origine actuellement la moins chère sur le marché mondial. Ce bas niveau de la monnaie européenne permet de contenir la tendance baissière entretenue par la pression de l'offre internationale. Et si la cotation américaine a poursuivi sa baisse en début de semaine 49, Euronext et le marché physique français se sont stabilisés, voire consolidés. La démonstration de compétitivité faite par la participation de 120 000 tonnes (t) au dernier appel d'offres du GASC égyptien est prise comme un signe positif de relance de notre exportation permettant d'alléger le stock de report potentiellement pléthorique. Le dernier mois de cette première partie de la campagne va donc être un indicateur important, avec l'espoir pour certains que les chargements portuaires s'accélèrent, comme la reprise des tirages de certificats d'exportation. Par ailleurs, la diversification des débouchés semble se confirmer, avec l'Indonésie, le Mexique attendu et peut-être une ouverture sur l'Inde, qui doit redevenir importatrice nette après une récolte décevante. Le conseil céréales de FranceAgriMer qui se réunit le 9 décembre permettra d'apprécier le degré de confiance des exportateurs par rapport à la seconde partie de la campagne. Ce conseil consacrera une large part de ses travaux au secteur blé dur, actuellement très peu actif, avec des prix nationaux stag-nants, en baisse à l'international sous la pression de l'offre.

La diversification des débouchés constituait aussi un passage obligé pour l'orge, après la défection de la Chine. Là encore, l'achat en optionnel, mais probablement d'origine France, de 75000 t d'orge par l'Algérie laisse entrevoir que l'orge française va trouver dans un courant d'exportation européen majeur (la concurrence australienne sera limitée par des raisons de qualité) un exutoire à ses larges disponibilités.

Production mondiale d'orge en hausse

Avec 145 millions de tonnes (Mt), la production mondiale d'orge est en hausse de 3 % sur 20142015 (source CIC) ; la campagne s'achèverait sur le stock le plus élevé depuis six ans : 29 Mt. La récolte française de maïs est terminée. Deux préoccupations dominent le marché cette semaine : les risques de développement de la peste aviaire en France et la suppression annoncée des taxes argentines à l'exportation. Les prix sont stables dans un petit marché. P. Gautron

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