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Les vendeurs résistent à la baisse

Les excellents chiffres à l'export, un euro favorable, l'allègement annoncé du stock de report, n'ont pas suffi à raffermir les cours du blé jugés trop bas par les vendeurs qui se retirent. Le maïs tente de résister à la concurrence ukrainienne.

Période du 11 au 17 juin. Malgré l'annonce par le dernier conseil céréales de FranceAgriMer, le 12 courant, d'une prévision d'exportation de blé tendre vers les pays tiers augmentée de 400 000 tonnes, à 12 millions de tonnes, s'accompagnant d'un allègement du stock de report, à 2,8 millions de tonnes (contre 3,1 prévues le mois dernier), les prix n'ont pas réagi. L'effritement a repris sur le marché physique qui est passé légèrement sous la barre des 180 euros, rendu Rouen. Il faut d'ailleurs souligner qu'il ne s'agit plus de blé standard, mais avec un minimum de 11 % de protéines, ce qui accentue le caractère baissier du cours. La proximité de la moisson exerce aussi une pression logique sur les prix qui provoque un retrait des vendeurs, limitant les effets de la tendance baissière. Il faut aussi ajouter à ces éléments le rapport euro/dollar qui favorise la compétitivité des blés européens. D'ailleurs, en ce début de semaine, Euronext, en marquant une petite hausse de 0,50 à 1 euro, se désolidarise d'un marché de Chicago en baisse.

La récolte d'orge d'hiver a commencé précocement et dans de bonnes conditions. Le ministère de l'Agriculture en prévoit une production de 7,9 millions de tonnes, en progression de 8,2 % sur l'an dernier et de 7 % par rapport à la moyenne quinquennale. Le courant d'affaires est réduit. L'orge rendu Rouen cote, nominalement, 158 euros. Les bilans prévisionnels de FranceAgriMer pour l'orge n'ont pratiquement pas été modifiés par rapport à ceux de mai, confirmant un médiocre chiffre d'export, particulièrement à destination de l'Union européenne à 3,3 millions de tonnes, soit 21 % de moins qu'en 2012/2013 et un stock lourd, à 1,6 million de tonnes, en hausse de 26 %.

Maïs : Euronext se désolidarise de Chicago

Comme pour le blé, la cotation du maïs sur Euronext se désolidarise de Chicago, alors que la place américaine lâche du lest sous la pression d'un excellent « crop rating ». Sur le marché communautaire, la concurrence ukrainienne ne laisse pas beaucoup de place au maïs français. L'Union européenne a tiré, depuis le début de la campagne, 13,6 millions de tonnes de certificats d'importation de maïs contre 10,3 l'an dernier.

Une révision en hausse de 100000 tonnes par FranceAgriMer des utilisations par les fabricants d'aliments du bétail a permis de réduire la prévision de report à 2,85 millions de tonnes, ce qui reste lourd. Pourtant, les prix résistent sur un nominal de 169 euros, fob Rhin.

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