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Les Salaisons Moroni ont repris Guinou

La gamme de salaisons sèches Maison Guinou a été resserrée et adaptée au marché national.  

Fin janvier, les Salaisons Moroni, situées à Lescure d’Albi (Tarn), ont racheté 100 % des parts de la société Gaston Guinou, implantée à La Capelle-Balaguier (Aveyron). Un rapprochement qui paraît naturel, tant les deux entreprises sont complémentaires.

D’un côté, la PME familiale de salaisons sèches Gaston Guinou, créée en 1930 et gérée par Catherine Lacombe, arrière petite-fille de son fondateur, recherchait un partenaire économique pour relancer son activité, suite à la perte, fin 2001 de son principal client en jambon sec. De l’autre, la SA Moroni, leader sur le marché français du chorizo avec sa marque César Moroni, voulait trouver un produit complétant ses gammes, afin de renforcer sa présence en GMS, sans se disperser dans d’autres rayons.

« Nos deux logiques d’entreprise se sont rejointes », confie Louis-Pierre Perrazi, p-dg des deux sociétés. Aujourd’hui, la société Gaston Guinou a été rebaptisée Maison Guinou, du nom de sa marque commerciale, et sa gamme a été resserrée. Trois références sont destinées au rayon LS (une saucisse perche de 500 g, une saucisse pli de 220 g et un saucisson chaudin de 150 g) et une saucisse perche continuera à être fabriquée pour le rayon coupe. Des recettes réalisées à la fois à base de coche et de porc charcutier (à 50/50).

« Nous sommes dans un contexte de lancement de produit,poursuit le p-dg. Notre objectif est d’utiliser les douze commerciaux de Moroni pour vendre cette nouvelle gamme chez ses clients actuels, en visant le référencement national par les centrales d’achats. Les salaisons Maison Guinou sont traditionnelles et ont une bonne réputation sur le Sud-Ouest où elles sont jusqu’à maintenant commercialisées à 90 %. Nous avons l’ambition d’exporter du terroir aveyronnais dans toute la France et de vendre cette spécialité avec sa spécificité, c’est-à-dire sans développement de fleur. Mais nous savons aussi, comme pour le chorizo, que nous sommes sur de petits marchés de niche qualitatifs.»

Deux grandes campagnes vont être lancées

La politique tarifaire de Maison Guinou a ainsi été revue pour s’adapter au marché national et les packagings ont été refondus. Les produits sont désormais présentés en sachets sous atmosphère contrôlée noirs et blancs. Mis en place ces jours-ci dans les rayons, ils bénéficieront, en 2004, de deux grandes campagnes promotionnelles dans les points de vente : une opération « pain de campagne » et la mise en place d’une PLV spéciale avec un vieux tacot des années 30.

Enfin, il n’est pas prévu d’investissement sur l’outil de production Guinou qui a récemment obtenu la certification Iso version 2000. « Nous avons abandonné l’activité jambon sec début 2002 et nous sommes aujourd’hui en sous production, reconnaît Catherine Lacombe. Nous avons donc les moyens d’augmenter les quantités. »

(1) Elle a abandonné complètement l’activité

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