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Les restaurants Pizza Pino retrouvent une situation saine

En sortant par anticipation de son plan de continuation, la chaîne de restauration italienne s'affiche comme un cas d'école. Seule 1% des entreprises placées en redressement judiciaire y parvient.

Six ans après le dépôt de bilan, le groupe de restauration Pizza Pino « est toujours vivant, mais en plus a décidé de sortir par anticipation de son plan de continuation avec quatre années d'avance. L'entreprise est redevenue saine ». Jean-Michel Texier, président du groupe Pizza Pino, était visiblement ravi de faire part de cette nouvelle hier à la presse. Un succès qui incombe à cet ancien dirigeant d'un grand groupe hospitalier (Clininvest) et à son directeur administratif et financier, François Deloire, avec qui il fait équipe depuis plus de 25 ans. Depuis leur arrivée à la tête de Pizza Pino en 2003, le groupe a multiplié par deux son résultat brut exceptionnel (de 1,7 à 3,7 millions d’euros) et fait passer son résultat net consolidé de -6,2 millions d’euros à +1,1 million d’euros. Une situation assainie par la fermeture de deux établissements en déficit structurel à Villiers-en-bière en Seine-et-Marne et à Lyon.

Avec sept établissements dont cinq aux emplacements prestigieux (Champs Élysées, Opéra, République, Montparnasse à Paris, place Bellecour à Lyon), Pizza Pino qui se définit comme une enseigne de restauration italienne populaire a enregistré en 2005 un CA de 30,3 millions d’euros avec près de 5 400 repas/jour. Pour redresser la situation du groupe, Jean-Michel Texier s'est aussi attaché à réduire les coûts. Après avoir fusionné l'ensemble des restaurants, il a mis en place une gestion centralisée des achats qui a permis de baisser le coût alimentaire de 25 à 20,8 % du chiffre d'affaires en alimentaire et de 12,7 % à 11 % en frais généraux, soit une économie de plus de 1,5 million d'euros par an.

Développement prévu en 2007

Le dirigeant s'est également attelé à améliorer la qualité des produits pour sortir de l'image de pizzeria et accéder à celle de restaurant italien. Les chefs, tous Italiens, ont été mobilisés dans ce sens. La carte s'est enrichie de plats italiens. L'accueil et le service ont été améliorés, sous le regard vigilant de clients mystères. Aujourd'hui, Pizza Pino n'a pas à rougir de ses prestations, face à des grandes chaînes concurrentes comme Hippopotamus et Léon de Bruxelles. De quoi satisfaire le fonds d'investissement Astorg II qui commence à voir les bénéfices potentiels du groupe dont il a acquis 75 % des actions en 1999.

A l'époque, la société familiale avait été mise en difficulté par une aventure américaine périlleuse. En 2006, l'objectif pour la chaîne consiste à réduire la dette s'élevant encore à 12 millions d’euros et à homogénéiser les pratiques dans le groupe. « Nous travaillerons pour un éventuel développement du groupe en 2007», confie J-M Texier qui affirme qu'Astorg n'est plus pressé de céder Pizza Pino. Pour l'année à venir les projets sont à la rénovation du restaurant de Montparnasse et au développement d'opération de fidélisation de la clientèle. « Nous visons une progression de 4 % du chiffre d'affaires cette année», confie le président.

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