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Les produits bio attirent davantage de fidèles

Quatre Français sur dix consomment des produits biologiques, selon une enquête CSA. Le bio croît davantage que le conventionnel. Mais il ne pèse toujours que 1 % du marché de l'alimentaire.

Le succès du bio se confirme année après année. En 2006, plus de quatre Français sur dix affirment avoir consommé des produits biologiques au moins une fois par mois, selon une enquête de l'Institut CSA rendue publique mercredi par l'Agence Bio. Environ un quart des acheteurs dit avoir l'intention d'augmenter sa consommation dans les six prochains mois, les autres de la maintenir. Une tendance vers l'installation des produits bio dans les habitudes que reflète l'évolution du marché. Evalué à 1,6 milliard d'euros en 2005, il est en progression constante depuis 1999. Sa croissance annuelle représente en moyenne près de 10 %, contre 3,6 % pour l'ensemble du marché alimentaire. Le bio n'en demeure pas moins une niche, qui pèse 1 % du secteur.

Le baromètre de l'Agence Bio montre qu'en 2006, 43 % des Français assurent avoir consommé au moins un produit bio par mois. Ils étaient 37 % en 2003. Pour 7 %, l'acte est même devenu quotidien. Ceux qui n'en achètent jamais représentent 44 %, contre 51 % trois ans auparavant. L'ancrage du bio est donc manifeste. D'autant plus que les convertis sont très fidèles. L'ancienneté moyenne de leur consommation est de neuf ans. Les produits biologiques attirent aussi de nouveaux adeptes : 28 % des acheteurs se sont convertis depuis trois ans et moins.

Bonnes perspectives

Et pour les six prochains mois, 24 % des consommateurs de bio affirment avoir l'intention d'augmenter leur achats, tandis que 71 % vont les maintenir. Chez les premiers, 50 % comptent dépenser davantage en volaille, 46 % en bœuf, 44 % en fruits et légumes.

Côté prix, ils sont 43 % à juger « normal » de payer plus cher qu'un produit non bio et se déclarent en moyenne prêts à débourser « 13 % de plus ». Les consommateurs mettent l'accent sur les fruits et légumes pour lesquels 64 % affirment être disposés à débourser plus, sur la volaille (62 %), suivie par le boeuf (60 %), le porc, la charcuterie et l'agneau (54 %) et les fromages (49 %). Pourtant le prix demeure un facteur qui pourrait jouer en faveur d'une augmentation de la consommation. 92 % estiment que « des prix moins élevés» pourraient accroître les achats de bio. 79 % citent « des produits plus facilement disponibles en magasins », 75 % « une meilleure information sur les produits ». Les produits frais sont en tête des ventes alimentaires bio, en premier lieu les oeufs et les produits laitiers, suivis des f&l, des pains et farines, les vins et boissons alcoolisées, des viandes, de l'épicerie sucrée et de l'épicerie salée.

L'évocation des produits bio suscite des commentaires positifs chez 81 % des personnes interrogées, une majorité de consommateurs mettant en avant le caractère des produits bio « plus naturels, car cultivés sans produits chimiques ». Il sont 84 % à estimer que ces produits « contribuent à préserver l'environnement » et 82 % à penser qu'ils sont « meilleurs pour la santé ». Les consommateurs de ces produits sont attachés à leur provenance,.

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