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Les producteurs de légumes en appellent au gouvernement

La Fédération nationale des producteurs de légumes (FNPL) vient de proposer plusieurs mesures au gouvernement et attend une réponse urgente.

« Nos demandes sont objectives. Si nous n’obtenons pas de fonds, nous ne présenterons pas un plan d’adaptation, mais de cessation d’activité ». C’est en ces termes qu’Angélique Delahaye, présidente de la Fédération nationale des producteurs de légumes, s’est exprimée mardi concernant la demande de mesures transmise au gouvernement. Régulièrement confronté à des problèmes structurels dénoncés depuis des années, le secteur se trouve aujourd’hui « dans une situation inédite, car la crise est généralisée et touche de nombreux produits » estime Mme. Delahaye, qui déclare avoir aujourd’hui « des propositions concrètes, simples à mettre en œuvre, et qui sont dans les cartons depuis longtemps ».

Parmi elles, la FNPL demande notamment la prise en charge du différentiel de coût entre la main-d’œuvre française et européenne, estimée à 4 euros par heure et par salarié. Pour l’amélioration de la trésorerie, priorité principale, la FNPL réclame, pour les exploitants endettés, une annuité blanche avec report des charges. Elle souhaiterait également des prêts à taux zéro « pour rassurer les banques ». « Car il suffit qu’une seule exploitation dépose son bilan pour que les banques ferment le robinet aux autres » ajoute la présidente de la FNPL, qui veut obtenir des mesures sur l’énergie, à l’instar des tarifs préférentiels des marins pêcheurs sur le carburant. La hausse des prix mettrait les exploitations possédant des serres en danger, particulièrement pour le chauffage au fioul lourd.

Le sort de la filière entre les mains des ministres

La FNPL espère que le sort de la filière légumes aura été évoqué lors du Conseil des ministres qui avait lieu hier matin. En parallèle de ce Conseil, la FNPL rencontrait la FCD, avec l’objectif de construire d’autres relations avec la grande distribution, tâche ardue tant sont antagonistes les intérêts de chacun. « On cherche les produits toujours plus loin, et toujours moins chers. Si on veut garder un secteur légumier en France, il faudra garder un peu plus de déontologie » explique la présidente qui attend l’annonce des mesures demandées « avant la mise en place de réformes plus structurelles ».

Hervé Gaymard aurait convenu d’une réponse rapide sur les demandes immédiates, pour tenir compte des échéances bancaires fixées au 15 septembre. Sa réponse peut néanmoins être positive comme négative. « Si cela ne marche pas, chaque région, chaque producteur prendra sa décision. Car je ne peux rien garantir. La FNPL dépend de sa base» tenait à rappeler sa présidente en signe d’avertissement.

Rédaction Réussir

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