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Les prix des veaux se situent à un niveau record

La consommation, particulièrement active depuis le début de l’année entre autres à cause d’un manque de confiance pour la viande de volaille, se trouve heurtée à une faiblesse de l’offre. A l’étranger, la tendance est identique et les cours sont élevés.

La faiblesse de l’offre tend à faire progresser les cours en France, aussi bien en petits veaux qu’en veaux de boucherie, face à une demande prononcée depuis le début de l’année.

En avril, les prix des veaux de boucherie avaient gagné 21 centimes par rapport à la dernière semaine de décembre 2005. En semaine 17 et 18, le prix du veau blanc R atteignait une valeur historique de 6,73 euro/kg net, deux semaines consécutivement. Les abattages, bien que plus dynamiques en mars (de 6 % supérieurs par rapport à mars 2005), n’ont pas permis de favoriser une légère sur-offre. D’autre part, la demande des intégrateurs de la filière veau de boucherie étant globalement insatisfaite, les prix des veaux laitiers sont très élevés. Et pour les veaux destinés à l’élevage, la même tendance se profile. La cotation du veau mâle croisé lourd Français se situait à 391 euros en semaine 19, contre 349 euros l’an dernier.

Baisse du cheptel laitier et son renouvellement

La fermeté des prix est à relier avec un déséquilibre de l’offre et de la demande : c’est l’offre qui est plus limitée en production comparé au niveau de consommation. En effet, la consommation de viande de veau, serait en recul de 3,9 % en cumul sur les deux premiers mois de l’année par rapport à 2005, tandis que les abattages corrigés des variations journalières d’abattages (CVJA) de veaux de boucherie sont davantage en recul : -4,6 % sur la même période.

En ce qui concerne les veaux destinés à l’engraissement, la cotation des veaux mâles laitiers 45-50 kg se situait en moyenne à 275 euro/tête pour la semaine 19 (soit en constante progression depuis la première semaine de l’année, où le prix était de 207 euro/tête). Cette situation est à rapprocher de la bonne conjoncture existante sur les marchés de la viande bovine et du veau.

Ensuite, la hausse des prix résulte du recul des effectifs des génisses laitières de un à deux ans (enquête du SCEES en novembre 2005), plus accentuée encore que celle des vaches laitières (-2,8 % en 2005 contre -1,3 %). Cette moindre disponibilité a des répercussions sur le cours des veaux mâles laitiers.

Faiblesse de l’offre aux Pays-Bas, cours élevés

Depuis le début de l’année, les cours restent également très élevés dans la plupart des pays de l’UE. En Italie, le prix moyen pondéré du veau de boucherie, à 5,75 euro/kg de carcasse fin avril, dépassait toujours de 45 % son cours de 2005. Même tendance aux Pays-Bas avec une hausse de 21 % des cours par rapport à leur niveau de 2005, car l’offre est fortement limitée. Au Royaume-Uni, les cours avaient commencé à remonter peu avant le 3 mai, date de levée de l’embargo qui durait depuis dix ans. Par rapport au commerce extérieur, l’offre étant insuffisante aux Pays-Bas, seulement 8.600 téc de viande ont été importées par la France, niveau faible par rapport aux années précédentes. Les exportations néerlandaises sont encore plus faibles vers l’Italie (-10.4 %) et vers l’Allemagne (-14,8 %).

Au total, les disponibilités de viande de veau en France pour le premier trimestre ont baissé de 0,5 %. Mais l’offre, en France, pourrait un tant soit peu se réhausser prochainement en petits veaux depuis l’Irlande, où les cours sont faibles, à cause d’un ralentissement perceptible de l’engraissement.

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