Aller au contenu principal

Les outils communautaires de prévention des crises alimentaires

La Communauté européenne accorde à la protection de la santé des citoyens une importance qui n’a fait que croître au fil des crises successives. Elle s’attache à la prévention et à la gestion des crises, qui dépendent, en grande partie, de la circulation dans le marché intérieur de denrées alimentaires saines et sûres.
À la suite de la crise dite de « la vache folle » ayant frappé plusieurs pays européens à la fin des années 1990, la Communauté européenne a entamé un vaste chantier de réformes visant à renforcer les outils de prévention et de gestion des crises alimentaires, lesquelles peuvent avoir des répercussions graves sur la santé humaine et animale.

Le système des alertes rapides, la gestion des crises et les situations d’urgence
C’est ainsi qu’a été adopté le règlement CE n° 178/2002, ayant instauré notamment un système d’alertes rapides consistant en la transmission par les États membres à la Commission européenne de toute information relative à l’existence d’un risque grave ou indirect pour la santé humaine, et des mesures adoptées en vue de prévenir la propagation du risque (retrait des produits, rappel des denrées…), à charge pour la Commission de retransmettre ces informations aux autres États membres. En décembre 2008, suite à la découverte de la contamination de porcs irlandais à la dioxine, l’Irlande a fait usage de la procédure des alertes rapides et a rappelé la viande de porc exportée vers plusieurs pays de la Communauté européenne, dont la France.
En cas de risque sérieux pour la santé humaine, la santé animale ou l’environnement ne pouvant être maîtrisé par des mesures prises au niveau des États membres, la Commission doit prendre sans délai des mesures conservatoires appropriées, comme la suspension des importations ou de la mise sur le marché d’une denrée alimentaire ou d’un aliment pour animaux.
En cas de crise, en coopération avec l’Autorité européenne de sécurité des aliments et les États membres, la Commission établit un plan général précisant les modalités pratiques nécessaires pour gérer la crise.

La législation alimentaire communautaire
Par ailleurs, le règlement CE n° 178/2002 fixe les grands principes de la législation alimentaire communautaire, dont le respect s’impose aux États membres et aux opérateurs agissant au stade de la production, de la transformation et de la distribution de denrées alimentaires, transformées ou non, destinées à être ingérées par l’être humain ou d’aliments pour animaux producteurs de denrées alimentaires.
Les pouvoirs publics ont notamment l’obligation d’assurer le respect de la législation alimentaire par les opérateurs, d’effectuer des contrôles et des vérifications et d’édicter des sanctions effectives et proportionnelles applicables en cas de violation. Ils ont en outre une obligation de transparence à l’égard des consommateurs.
Les opérateurs doivent quant à eux assurer la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux et respecter plusieurs obligations à l’égard des consommateurs, comme l’obligation de présenter les produits de manière à ne pas induire les consommateurs en erreur. Ils doivent en outre assurer la traçabilité des produits. Cette obligation concerne tous les opérateurs de la chaîne alimentaire, afin qu’ils soient les uns les autres toujours en mesure d’identifier le cheminement des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, et de fournir aux autorités nationales tout document et information relative aux produits.
Ces principes ont largement inspiré les dispositions du code rural et du code de la consommation visant à prévenir l’essor des crises alimentaires, et qui feront l’objet d’une prochaine chronique.
Rédaction Réussir

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

dindes dans un pré
Volaille : les mentions « Fermier, élevé en plein air » et « Fermier, élevé en liberté » restent protégées par l’UE

La Commission européenne publie la mise à jour de ses normes de commercialisation de la volaille et du foie gras, qui renforce…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio