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Les OGM, un nouveau défi pour le syndicat Malvoisine

Le président du syndicat Malvoisine, Jean-Pierre Desprez, ne comprend pas pourquoi la notion de « mal absolu » est toujours associée aux OGM. Le débat intervient dans un contexte défavorable aux volailles label rouge.

«Le dossier des OGM représente pour l’ensemble des membres du syndicat Malvoisine un nouveau défi », a déclaré Jean-Pierre Desprez, le nouveau président de cette filière label rouge « volailles ». C’était à l’occasion de l’assemblée générale tenue à Tilques (62) le 10 juin dernier en présence de plus de 130 participants. Jean-Pierre Desprez a dit ne pas comprendre ni accepter qu’en France, et dans quelques pays européens, « on associe automatiquement les OGM avec le mal absolu ». « J’ai toujours pensé que les OGM devaient être encadrés, surveillés, contrôlés… mais qu’ils pouvaient aussi rendre de grands services à l’humanité en mettant la science au service de l’homme », a-t-il précisé en incitant les membres de son syndicat « à réfléchir en 2009 aux réponses à apporter ».

Côté marché, le label rouge Malvoisine souffre de la mauvaise conjoncture qui touche en premier lieu les volailles label. C’est ainsi que les mises en place des volailles Malvoisine ont chuté globalement de 6 % à 8,11 millions d’animaux alors que les mises en place des volailles françaises augmentaient de 4 % dans le même temps (à 123,45 millions). « Nous prévoyons encore une baisse annuelle de 8 % en 2009 », a insisté Jean-Pierre Desprez, qui observe néanmoins « quelques petits frémissements de reprise » depuis le mois de mai 2009.

Etudier l’agrandissement du périmètre d’activité

Malgré une telle conjoncture, le syndicat prône l’entrée de nouveaux éleveurs afin de pérenniser la filière mais aussi de façon à abaisser ses coûts de fonctionnement. Un organisme de défense et de gestion (ODG), estime Jean-Pierre Desprez, se doit en effet de faire partager ses charges fixes par le plus grand nombre. Le président ajoute être prêt à étudier tout agrandissement de son périmètre d’activité, « soit dans la volaille, soit dans une autre production qui souhaiterait bénéficier de nos structures ». L’expérience du syndicat pourrait en effet profiter à d’autres démarches de promotion de la qualité, notamment la gestion de cahiers des charges de conformité produits (CCP), en filière avicole ou autres.

Selon Gwenaël Tregaro, secrétaire général, la volaille a connu deux fractures importantes, en 2001 et en 2008.

2001 mettait un coup d’arrêt à une augmentation régulière de la consommation de viandes, dont celle de volaille, depuis 25 à 30 ans. Dès lors, les mises en place de poussins Malvoisine n’ont fait que diminuer. Quant à la production de volailles label rouge, elle s’est effritée, même si les volailles festives en petites pièces ont bien résisté.

2008 marque, en outre, un changement de comportement d’un consommateur qui donne désormais priorité au prix sur le volume. Cette tendance va bien sûr à l’encontre du poulet label rouge, généralement plus gros et traditionnellement consommé entier, qui conserve toujours son image de produit festif. Mais pourra-t-il la conserver longtemps, au risque de perdre d’importantes parts de marché ?

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