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Les nouveaux propriétaires de Tropico relancent la marque

Le lancement début janvier d’un thé glacé à la pomme montre la volonté de Tropico d’innover sur un marché des boissons déjà très concurrencé.

Après huit ans sous l’aile d’Unilever, Tropico est redevenue une entreprise indépendante en octobre 2002, sous la direction de Dominique Degand et Patrick Grenthe, deux cadres réunis dans une LMBO (Leverage Management Buy Out). Alors que l’entreprise perdait de l’argent et était en forte régression fin 2001, les deux cadres rachètent les actifs de Choky (24 millions d’euros), soutenus par un fonds de pension (actionnaire à 70 %) et relancent la marque Tropico. La nouvelle société dispose de 170 employés, dont environ 130 vendeurs. En octobre 2002, ils participent au lancement de Moky’ccino et Tropic Iced Tea.

Le premier, un cappuccino à l’italienne, est exclusivement réservé au circuit CHR. Le deuxième, un thé glacé à la pêche, a été introduit implanté dans plus de 20 000 points de vente courant 2003.

La même année, Tropico a décliné ses marques en produits « prêt à boire», type boîtes de 33 cl ou bouteilles PET et est revenu sur le marché GMS et les circuits longs. Cette politique de qualité (les recettes des produits sont modifiées), alliée à la notion de « full service» (les vendeurs livrent, mettent en service, installent la publicité sur le lieu de vente et établissent la facturation) s’avère fructueuse, puisque le CA pour 2003 s’élevait à 30 millions d’euros.

Tropico, bien que présent dans l’hôtellerie et en CHR (avec des produits en sachets), a un marché à l’export assez limité. La Belgique et le Luxembourg représentent l’essentiel de ce marché essentiellement limitrophe. Néanmoins, des partenariats avec l’Afrique du Nord sont envisagés sur le moyen terme, ainsi que des opérations magasins (animations, têtes de gondole, dégustations...).

Le lancement début janvier, d’un thé glacé à la pomme, montre la volonté d’innover sur un marché des boissons, déjà saturé. De nouveaux formats (le « cheerpack» : forme de gourde) rendent également les produits plus attractifs. Enfin le retour vers les médias type télévision et vers le monde de la nuit reste des objectifs affirmés pour l’entreprise.

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