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Les Marrons Imbert se renforcent sur le marché

Le transformateur a investi 2,4 millions d’euros dans une nouvelle unité de production.

Acteur de poids sur le marché ardéchois de la châtaigne et du marron (les deux fruits proviennent du même arbre) avec près de 400 tonnes de fruits transformés chaque année, Les Marrons Imbert affichent leur volonté de développement en s’installant dans une nouvelle unité de production à Aubenas.

Implantée sur 2400 m2, l’usine a bénéficié d’un investissement global de 2,4 millions d’euros pour tripler sa capacité de production à plus de 950 tonnes par an. Ce nouvel outil devrait permettre à l’entreprise de remporter de nouveaux marchés, notamment en France dans le domaine de la boulangerie, de la pâtisserie et de la restauration mais aussi à l’international, où l’entreprise réalise déjà 40 % de son CA (CA : NC).

Les Marrons Imbert aujourd’hui 6 personnes (jusqu’à 70 en saison) prévoient, d’ici 3 ans, d’embaucher 7 personnes et d’augmenter le CA de 40 %. Créée en 1920, la société qui est aujourd’hui dirigée par Stéphanie Nogier-Imbert, arrière-petite-fille de son fondateur, commercialise toute une gamme issue des fruits du châtaignier (crème, pâte, purée, marrons glacés, marrons confits…). Si l’entreprise met l’accent sur la qualité de ses produits et l’authenticité de ses recettes, elle soigne aussi leur présentation. Elle vient d’offrir à ses marrons glacés de nouveaux ballotins.

Anticiper l’AOC

Autant de signes de croissance qui devraient conforter la position de l’industriel à la veille de l’obtention d’une AOC. En effet, le Comité Interprofessionnel de Châtaigne d’Ardèche a entamé une démarche de certification depuis 98 et espère obtenir le signe de qualité pour la récolte 2005. Cette appellation devrait valoriser la filière traditionnelle qui souffre de la concurrence des variétés plus grosses, nées de l’hybridation.

Outre la châtaigne fraîche, cinq autres produits seront concernés : la châtaigne sèche, les brises de châtaigne, les châtaignes entières épluchées, la purée de châtaigne mais aussi sa farine. Les producteurs ardéchois fournissent, à eux seuls, entre 5 000 et 6 000 tonnes de fruits, pour une production nationale de l’ordre de 12 000 tonnes. La consommation annuelle s’élevant entre 18 000 et 20 000 tonnes, la France importe chaque année 8 000 tonnes de châtaignes notamment d’Italie, premier pays producteur européen (70 000 tonnes), suivie par l’Espagne (25 000 tonnes).

Rédaction Réussir

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