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Les marchés réfléchissent à leur avenir

La chute sévère, pour la deuxième année consécutive, des apports sur les marchés de bétail vif est à mettre sur le compte de la FCO. Mais éleveurs et négociants ne feront pas l’économie d’une réflexion sur l’avenir qu’ils comptent donner aux foirails.

L’activité des marchés aux bestiaux a plus souffert de la FCO que de la désaffection de commerçants (pour une analyse détaillée, lire notre édition du 23 avril). « L’année 2008 n’a pas favorisé les apports sur les marchés aux bestiaux,note la Fédération française des marchés de bétail vif (FMBV) dans son rapport annuel d’activité. Une production bovine morose, une production ovine toujours en baisse et l’explosion des sérotypes 1 et 8 de la fièvre catarrhale ovine (FCO) en France et en Europe ». Les foirails spécialisés dans les petits veaux et en région sud-ouest ont souffert le plus. « La quasi-totalité des marchés a été touchée par les restrictions de mouvement d’animaux et plus spécifiquement ceux dans la zone réglementée 1-8 et en limite de zone,souligne la FMBV. Leur baisse d’activité est comprise entre -10 et -50 %. » La fièvre catarrhale a entraîné une perte d’environ 200 000 animaux en 2007 et 150 000 en 2008 pour les 55 marchés adhérents à la FMBV. Il reste que l’attractivité des marchés et la volonté des opérateurs de les faire fonctionner sont également en cause, éleveurs et négociants en ont bien conscience. D’où la nécessité de « massifier » les apports autour de places de marché importantes. « Les foirails pourvus d’importants effectifs en gros bovins de boucherie n’ont pas réellement subi de pertes d’activité », souligne la FMBV. Ils pèsent 8,4 % des abattages contrôlés (contre 8,9 % l’année précédente). De même, les cadrans du centre de la France, derrière lesquels les éleveurs sont soudés, résistent et augmentent même leurs effectifs. La part des apports de broutards sur les marchés se maintient à 29 % des exportations pour l’engraissement (contre 28 % en 2007).

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