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Les inquiétudes météorologiques soutiennent les prix

Semaine du 6 au 13 juin. Les prix du colza européen ont gagné du terrain entre les semaines 22 et 23, essentiellement du fait des inquiétudes concernant le climat de part et d’autre de l’Atlantique. Du côté du canola canadien, les semis ont encore du retard. Certaines parties du Canada ont été trop arrosées, alors que d’autres sont trop sèches, expliquant la fermeté des cours sur Winnipeg.

En soja, le manque de précipitations dans les principales zones de production inquiète le marché. Pourtant, les plantes ne sont pas encore à un stade de développement où le manque d’eau est réellement un problème. Cela n’a pas empêché le marché d’avoir quelques sueurs froides, craignant que la situation ne dure jusqu’à l’été. Les fonds ont donc procédé à des achats techniques massifs sur le marché à terme américain.

Notons néanmoins que ces derniers jours, les cours du soja sur Chicago ont pris le sentier de la baisse, pour deux raisons. La première, le rapport de l’USDA publié le 8 juin au soir estime des stocks planétaires 2017-2018 en hausse de 4 millions de tonnes (Mt) environ entre mai et juin, à 92,22 Mt. La seconde : les perspectives d’amélioration des conditions météorologiques aux États-Unis. Des précipitations sont attendues dans les prochains jours, ce qui a rassuré le marché.

Concernant le marché des huiles, le Malaysian Palm Oil Board estime les stocks malaisiens à seulement 1,56 Mt en mai, en retrait de 2,6 % par rapport à avril, du fait notamment d’exportations en progression de 17,3 % sur la même période, à 1,51 Mt. En revanche, la production nationale est revue à la hausse de 6,9 % entre avril et mai, à 1,65 Mt.

Enfin, le marché du colza européen s’avère toujours aussi tendu. Un opérateur anonyme français du Centre estime que le colza pourrait être la déception de l’année. Les échanges sont sporadiques, les opérateurs ne sachant pas sur quel pied danser. En tournesol, les cotations sont en retrait dans l’ensemble, les conditions de cultures en France, mais aussi en mer Noire, étant favorables.

La production 2017-2018 de l’UE à 2,5 Mt ?

En protéagineux, les cours du pois sont en très légère hausse d’une semaine sur l’autre, suivant mécaniquement la fermeté du blé tendre. Néanmoins, les affaires ne sont pas débordantes. L’Union européenne s’attend à une production 2017-2018 à 2,5 Mt, contre 2,25 Mt en 2016-2017. En féveroles, aucun produit n’a pu être coté, faute de visibilité tant sur l’offre que sur la demande.

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