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Les huîtres d’Arcachon ne sont pas à la fête

L’interdiction de vente des huîtres s’éternise. L’incertitude politique n’arrange pas les opérateurs.

Cela fait maintenant un mois que pas une huître n’est sortie du bassin d’Arcachon. Décidée suite à la découverte et à la présence persistante de dinophysis, une micro-algue toxique, l’interdiction de commercialisation touche les 376 entreprises ostréicoles du bassin, qui font travailler un millier de personnes.

Reconduits deux fois par semaine, les tests de toxicité se sont pour le moment tous avérés positifs, mais un contre-test négatif la semaine dernière a soulevé un peu d’espoir. Pour couper court à toute polémique et à la discordance observée dans les conclusions, pas moins de trois laboratoires d’analyses (Ifremer, l’Afssa ainsi que le laboratoire départemental de la Vendée) ont renouvelé la procédure mardi, les résultats étant attendus au moment où vous lirez ces lignes. Réclamant des aides au ministère de l’Agriculture, la filière touchée par l’inactivité a obtenu une réponse, sous la forme de 2,5 millions d’euros de prêts bonifiés et d’avances. La somme correspondait à la demande de la Section régionale conchylicole, mais pas les modalités de remboursement et notamment leur délai. Fixée à un an par le ministère, la demande porte plutôt sur un étalement à 6 ans. « En fonction de notre excédent brut d’exploitation, il est évident qu’on ne pourra pas rembourser ces aides sur un laps de temps aussi court. Nous avons besoin d’avances financières pour tenir la trésorerie, car le mois de mai représente 8% de notre CA annuel», calcule Jean-Charles Mauviot.

Le directeur de la section régionale, qui situe la perte aux alentours de 2 millions d’euros par mois, s’inquiète pour les semaines à venir. Même en cas de reprise de la vente, « l’impact va se perpétuer à 50% le mois suivant la réouverture, et les mois suivants à 30 puis 20%». Le remaniement gouvernemental tombe mal, l’urgence de la situation réclamant des décisions rapides. « Pour le moment, on ne peut pas avancer sur le fond du dossier ou négocier» conclut M. Mauviot. « Il n’y a plus de pilote dans l’avion».

Rédaction Réussir

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