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Les fromages AOP résistent mieux à la crise


> Les fromages fermiers progressent mieux que les fromages industriels.
Les AOP laitières restent stables malgré la crise économique. Leur principal objectif est de montrer leur différence par rapport aux fromages industriels et de faire connaître leur logo.

L'année 2013 restera en demi-teinte pour les appellations d'origine protégée (AOP) laitières. Si le volume total des produits laitiers se maintient par rapport à 2012 avec 225 618 tonnes tous produits confondus (+0,1 %), les cinq beurres et crèmes (34 937 tonnes) apparaissent en baisse importante soit : -11 % pour le beurre Charentes-Poitou ; - 4,5 % pour le beurre d'Isigny ; - 5,7 % pour la crème d'Isigny. À cela s'ajoute l'apport du beurre et de la crème de Bresse (1000 tonnes au total) devenus récemment AOP.

Une des caractéristiques notoires de ces fromages AOP est leur fabrication à partir du lait cru pour 75 % d'entre eux. D'autre part, à côté de la fabrication en laiterie ou coopérative, subsiste une production fermière en hausse de 2,5 % en 2013 par rapport à 2012 avec près de 16 000 tonnes commercialisées directement à la ferme. En grande et moyenne surface (GMS), ces fromages progressent mieux que les fromages industriels non AOP à la fois en valeur et en volume. Leur part de marché en rayon fromage est respectivement de 14 % en volume et 21,2 % en valeur. La répartition entre libre-service et rayon coupe est respectivement de 59 % et 41 %. 75 % de leurs ventes passent par les GMS et 13,4 % par le hard-discount. Seuls 4 % sont vendus par le commerce de proximité.

Des terroirs difficiles

Cinquante AOP sont à l'heure actuelle enregistrées par la Commission européenne. Elles sont toutes adhérentes au Cnaol (Conseil national des appellations d'origine laitières). « Une grande partie des AOP sont produites dans des zones difficiles, qu'elles soient de montagne ou de bocage. Elles demandent une main d'œuvre importante et sont génératrices de valeur ajoutée. Malgré la crise économique, ces produits résistent bien », ont en substance insisté Patrice Chassard et Dominique Chambon, respectivement président des fédérations constitutives (Anaof et Fnaoc), qui assurent alternativement la présidence du Cnaol.

Un budget communication de 6,1 millions d'euros

L'objectif du Cnaol est aujourd'hui d'améliorer la notoriété des AOP laitières. Un budget de 6,1 millions d'euros sur trois ans a été attribué par la Commission européenne pour améliorer la connaissance du logo. 50 % sont financés par la Commission, 29 % par l'interprofession laitière (Cniel) et 21 % par le biais des quinze syndicats les plus importants. C'est par ce logo que les adhérents souhaitent faire la dif” férence entre vrais fromages de terroir et leurs concurrents de l'industrie.

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