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Les Français inégaux devant l’obésité

Une étude réalisée en 2002 par l’institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) confirme les résultats obtenus par celle commandée au niveau européen par les industriels (CIAA) (lire LM du 5/10) : les Français méconnaissent le lien entre alimentation et santé. Si 80% des Français considèrent que l’alimentation joue un rôle important dans l’apparition de certaines maladies comme l’obésité, les maladies cardio-vasculaires, le diabète ou l’ostéoporose, ils ne sont que 64% à penser qu’elle joue un rôle important en ce qui concerne le cancer. Cette perception se traduit dans les faits. Seul un Français sur 10 consomme des fruits et légumes au moins 5 fois dans la journée. De moins en moins de Français terminent leur repas par un fruit : 43,3% en 2002 contre 50% quatre ans plus tôt. Plus grave : ce phénomène est particulièrement marqué chez les jeunes générations. Pour les produits laitiers, la consommation reste encore insuffisante mais semble s’accroître chez les jeunes : 32,8% des 12-17 ans interrogés ont pris trois fois des produits laitiers la veille contre 24,4% des adultes de 18 à 75 ans. Derrière ces grandes généralités, se cache une forte disparité selon les régions et les revenus. Les habitants du Nord-Pas-de-Calais consomment plus fréquemment de la viande, des pommes de terre, de la charcuterie et des produits snacking, que ceux du Languedoc-Roussillon davantage portés vers les fruits et légumes, le fromage, le poisson et les confiseries. Surtout, l’Inpes note une forte incidence des revenus sur le surpoids : les moins diplômés seraient à 51,1% en surpoids ou obèses contre 40% pour ceux ayant le CAP/BEP ou le brevet des collèges et 31% pour les bacheliers et diplômés du supérieur.

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