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Les Français déjeunent encore classique

Une entrée, un plat, un dessert, 35 minutes et 5,80 euros pour un déjeuner. Telle est la norme.

Pour les Français, champions du monde autoproclamés de la cuisine, le déjeuner, demeure un repas important pris dans un temps souvent limité. Mais un tiers des actifs s'en prive au moins une fois par semaine, relève une étude Ifop réalisée pour Eurest et le mensuel Néorestauration.

« Les principaux enseignements que nous tirons de cette étude, c'est que les Français adorent bien déjeuner, souhaitent une alimentation saine, équilibrée et de qualité », a déclaré à l’AFP Arnould Della Faille, président du groupe de restauration collective Eurest France. Pour une majorité d'actifs, déjeuner à midi rime avec « déjeuner complet ». Ainsi, 42,6% des sondés --62% s'ils déjeunent dans un restaurant d'entreprise-- déclarent choisir au moins une entrée, un plat de résistance et un dessert. Le menu le plus prisé demeure le sacro-saint steak-frites, la blanquette, voire l'andouillette. Un classissisme cultivé dans 77 % des cas. Les spécialités exotiques (chinoises, indiennes, japonaises) sont moins prisées, puisqu’elles attirent seulement 9,7 % des personnes interrogées. Une observation ne concernant pas la cuisine italienne, quin’a plus rien d’exotique.

Les jeunes sautent davantage le déjeuner

Près d'un Français sur trois (31,8%) « saute » le déjeuner au moins une fois par semaine. Une tendance qui s'accentue chez les jeunes : 40,3% des moins de 24 ans.

Quelque 4,2 % des actifs s’abstiennent carrément de déjeuner. Une pratique qui peut favoriser le surpoids, voire l’obésité, souligne Géraldine Geffroy, nutritionniste chez Eurest. Se priver de déjeuner conduit à « des fringales », explique-t-elle.

13 % fréquentent les restaurants d’entreprise

Proximité, prix, qualité et cadre du repas, sont les quatre critères primordiaux dans le choix du lieu de déjeuner.

Le domicile demeure le lieu privilégié des actifs (38% y déjeunent le plus souvent), suivi par la restauration commerciale (26%), et la restauration sur le lieu de travail (20%). Enfin, 15 % des sondés apportent un casse-croûte confectionné chez eux tandis que 13 % d’entre eux fréquentent les restaurants d’entreprise.

Les Français consacrent en moyenne 35 minutes à leur repas. Mais les disparités sont importantes selon l’emploi qu’ils occupent, les pratiques culturelles associées et la région concernée. « Le temps idéal est de 45 minutes», mentionne la nutritionniste.

La dépense moyenne est de 5,80 euros par déjeuner.

La boisson n’est pas exclue du repas de midi. C’est de l’eau dans 68 % des cas, du vin dans 18 % des cas et surtout du café, court, long, décaféiné... c’est la clôture obligatoire pour 2 actifs sur 3.

L'étude a été réalisée auprès de 993 personnes actives, selon la méthode des quotas, du 8 au 15 septembre 2003.

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