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Les exportations de semences progressent à l'Est

Le recul des importations combiné à la hausse des exportations de semences, permet un nouvel excédent record pour le secteur, selon le GNIS.

« Malgré tous nos soucis et difficultés, nous restons le deuxième producteur mondial et le troisième exportateur de semences au niveau mondial» a annoncé hier Robert Pellerin, président du Gnis, en présentant le rapport annuel du Groupement national interprofessionnel des semences et plants. Sur un plan financier, le chiffre d'affaires est équivalent à l'exercice 2004-2005 (1,9 Md Eur) avec un nouveau record pour le solde commercial à 317 M Eur (+12% en un an), profitant de la baisse des importations (332,5 M Eur) et d'une légère progression des exportations (+1% à 650 M Eur).

Toujours ultra-majoritaire, l'Union européenne voit son poids passer de 80 à 75 % dans les exportations, conséquence d'un très fort développement des envois à destination des pays tiers accentué par des volumes moindres envoyés vers l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne et les Pays-Bas. La CEI occidentale, « longtemps considérée comme un marché d'opportunité », confirme les espoirs placés en elle puisque la Fédération de Russie est devenue le premier pays client de la France hors UE avec 16,4 millions d’euros et une progression de 77 % tandis que l'Ukraine a importé pour 11,5 millions d’euros de semences et plants français, 34 % de plus que l'exercice 2004-2005.

OGM : haro sur les échéances électorales

La poussée de l'Est retire au Maghreb le titre de première zone cliente hors UE, et détrône le royaume du Maroc avec 15,7 millions d’euros. Ce dynamisme commercial ne réussit cependant pas à occulter les obstacles réglementaires déplorés par le Gnis, qui regrette l'absence de vote sur le projet de loi sur la propriété intellectuelle, destiné à adopter le régime UPOV (Union internationale pour la protection des obtentions végétales) vieux de 15 ans. « Cela permettrait d'étendre à d'autres variétés la possibilité donnée aux agriculteurs français d'utiliser légalement des semences et plants de ferme comme cela a été fait pour le blé tendre» observe le groupement.

Pour les agriculteurs, cette perspective de ne pouvoir ressemer leur récolte sans verser de droits aux semenciers reste problématique, mais les échéances électorales et « le manque de place dans le calendrier parlementaire » évoqué pour l'examen du texte semblent devoir repousser toute décision pour un moment. Le même cas de figure se profile sur le dossier de la recherche et des OGM. Le projet de loi destiné à transposer les directives de 1998 et 2001, toujours bloqué, ne devrait pas être abordé par des hommes politiques soucieux d'éviter les sujets polémiques. « Il faut mettre la période électorale entre parenthèses » a estimé le président du Gnis. Le directeur général Philippe Gracien a lui évoqué les axes de recherche du groupement, qui travaille sur la segmentation des semences, amenées à être de plus en plus adaptées notamment en alimentation animale.

Sur les OGM, M. Gracien a estimé que l'intérêt des 5 000 hectares de maïs Bt (OGM) cultivés en France avait été « démontré par les agriculteurs», laissant entrevoir des développements, une fois les contraintes réglementaires levées. Des recherches sont également en œuvre dans le domaine des biocarburants, portant sur des variétés de blé capables de donner un maximum d'éthanol.

Rédaction Réussir

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