Aller au contenu principal

Les éco-contributions sur les déchets : attention aux oublis !

Les « éco-contributions », participations financières à l’élimination des déchets produits par les acteurs des secteurs agricole et agroalimentaire du fait de leurs activités, doivent être acquitées dans les délais par les entreprises. Le défaut d’acquittement est le cas échéant lourdement sanctionné.

1- L’éco-contribution à l’élimination des déchets d’emballages

Le code de l’environnement oblige les entreprises à contribuer au recyclage des emballages qu’elles mettent sur le marché en leur qualité de producteurs, importateurs ou distributeurs (article R.543-6 et s.). Selon ces dispositions, l’éco-contribution est due par le producteur ou l’importateur des produits commercialisés dans l’emballage destiné aux « ménages » – terme utilisé par le texte – ou, s’ils ne sont pas connus, par la personne responsable de leur première mise sur le marché.

La participation peut prendre d’une part la forme d’une contribution financière et se traduire par une cotisation versée à un organisme agréé (tels « Eco-Emballages » ou « Adelphe »), en contrepartie de laquelle les entreprises peuvent apposer le « point vert » sur leurs emballages, témoignage de leur conformité avec la règlementation. D’autre part, les entreprises ont également la possibilité d’éliminer elles-mêmes les déchets d’emballages ; il leur appartiendra alors de prouver la réalité d’une telle élimination.

Quelles sont les sanctions ? Elles se révèlent sévères : le défaut de versement de la cotisation à l’organisme agréé ou de justification de l’élimination des déchets par elles-mêmes, expose les entreprises à une peine de deux ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende. La prescription est celle applicable aux délits : trois ans à compter du fait générateur de l’éco-contribution, à savoir la mise sur le marché des emballages.

2- L’éco-contribution à l’élimination des déchets d’imprimés papier

Le code de l’environnement oblige également les entreprises à participer au recyclage des imprimés papier qu’elles distribuent (art. L.541-10-1). Le champ d’application de cette éco-contribution a été considérablement élargi à compter du 1 er juillet 2008. Sont désormais redevables toutes personnes qui font éditer les imprimés papier de toute nature (sauf exceptions strictement réglementées) destinés à être distribués, étant précisé que la qualité de leurs destinataires – qu’il s’agisse de particuliers ou de professionnels – est indifférente.

La contribution est acquittée, sous sa forme financière, auprès de l’organisme agréé « Eco-folio ». Elle est calculée sur la base du tonnage des imprimés distribués au cours d’une année civile sur le principe d’une déclaration annuelle. Son taux, arrêté annuellement, est de l’ordre de 35 euros la tonne pour l’année 2009. La possibilité d’une contribution en nature est également prévue.

Le défaut de déclaration du tonnage, de versement de la contribution dans les délais prescrits ou d’acquittement d’une contribution en nature est lourdement sanctionné. C’est alors la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) qui s’applique à titre de sanction, étant précisé que le montant de cette taxe est de 910 euros par tonne, soit 26 fois le montant de l’éco-contribution ! De surcroît, le défaut d’acquittement de la TGAP est passible d’une amende douanière comprise entre une et deux fois le montant de la TGAP éludée. Là encore, la prescription est de trois ans à compter du fait générateur, à savoir la distribution des imprimés.

Rédaction Réussir

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio