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Les dossiers qui attendent Dominique Bussereau

Hier soir, à l’heure où nous mettions sous presse se tenait la passation de pouvoir, rue de Varenne, entre Hervé Gaymard et Dominique Bussereau. C’est avec un sentiment mitigé que les professionnels du monde agricole voient le premier partir vers de plus hautes sphères. Si le protégé de Jacques Chirac a su habilement éviter les gros conflits pendant les deux ans et demi passés au ministère de l’Agriculture, son manque d’implication dans quelques dossiers délicats a déçu.

A l’international, Hervé Gaymard a visiblement marqué les esprits par sa connaissance des dossiers. Sur le plan national, les éleveurs ont particulièrement apprécié son plan de modernisation des bâtiments d’élevage. « Il s’est investi sur le dossier agricole, est allé beaucoup sur le terrain, et s’est beaucoup battu sur le dossier international », mais « plus que sur les dossiers purement français », regrette Jean-Michel Lemétayer, président de la FNSEA.

Pas assez percutant

« Sur les deux dernières années, l’agriculture est allée de crises en crises. On aurait aimé avoir un ministre de l’Agriculture plus percutant, notamment vis-à-vis de ses collègues du gouvernement », poursuit-il. Allusion aux dossiers équarrissage et relations commercialisés, happés par Bercy. L’action d’Hervé Gaymard sur le marché des fruits et légumes, intervenue assez tardivement, a également laissé un goût de trop peu aux producteurs.

Surtout, Hervé Gaymard laisse à son successeur des dossiers importants non achevés ou à peine ouverts. Dominique Bussereau devra élaborer la loi d’orientation agricole dont les débats en région s’achèvent cette semaine. Il devra aussi continuer la réforme du ministère et, de manière plus imminente, celle des offices agricoles. Le personnel des offices tient une assemblée générale jeudi à Paris et le nouveau ministre aura à répondre rapidement aux questions des syndicats sur la restructuration des services. Enfin, dès la semaine prochaine le nouveau ministre aura affaire aux viticulteurs qui organisent le 8 décembre une journée nationale de mobilisation. Mais l’élu charentais connaît bien les viticulteurs.

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