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Les distributeurs se mettent au régime

Les fournisseurs de DA repensent leurs stratégies produit après l'interdiction des appareils en scolaire.

On ne les y reprendra pas ! Après s'être fait tirer l'oreille par la loi de santé publique, qui les a expulsés sans ménagement des établissements scolaires, les distributeurs automatiques doivent faire leur autocritique. Ou plus précisément les produits qui y étaient proposés. « Le marché a une orientation marketing faible. Il a beaucoup offert ce que proposaient les fournisseurs. Nous raisonnons pour notre part sur les attentes des consommateurs : c'est là que se trouve le potentiel de croissance» jugeait récemment Nicolas Garmon, le directeur général de Selecta France.

Leader d'un secteur extrêmement atomisé avec 20 % de PDM, l'entreprise a dévoilé pour 2006 un programme européen « Bien-être et équilibre », qui se veut un contre-pied à la campagne de lutte contre les aliments « déséquilibrés » à l'origine de l'interdiction des distributeurs en milieu scolaire. Le principe de ce programme est d'offrir des alternatives plus légères aux acheteurs, avec des références proposant, au maximum 200 kcal, 6 g de matière grasse, 250 mg de sodium et 20 g de sucres simples par portion. Une quinzaine d'articles correspondant à ces critères est estampillée Envie d'équilibre (pommes, compotes, barres de céréales…), sans oublier une déclinaison similaire pour les boissons (avec moins de 5 g de sucres ajoutés).

Testé durant un an et demi, ce concept a rencontré un franc succès, notamment pour les pommes dont les ventes ont été meilleures que les prévisions. Selecta a d'ores et déjà prévu de présenter des distributeurs pour des offres repas complètes au printemps, un créneau intéressant pour les sociétés. Cette recherche d'équilibre n'a pas échappé à l'entreprise Pâtisseries Gourmandes, qui commercialise ses produits à marque Ker Cadelac (GMS) et le Guillou (distribution automatique).

Des produits plus adaptés

Une gamme sans sucre ajouté existe depuis la fin 2004 pour les distributeurs, qui permet de coller aux attentes et de se démarquer des références standards. La demande de produits toujours plus adaptés a débouché sur une gamme de pâtisseries en sachet pour les diabétiques, ou l'habituel saccharose a été remplacé par du maltitol. Cette déclinaison permet à la marque d'être présente en milieu hospitalier, dans un conditionnement unitaire qui convient parfaitement aux contraintes d'hygiène et de praticité. Secoués par le fameux article 30 de la loi de santé publique (selon lequel « Les distributeurs automatiques de boissons et de produits alimentaires payants et accessibles aux élèves sont interdits dans les établissements scolaires à compter du 1er septembre 2005.»), les distributeurs automatiques font peau neuve.

Aussi étonnant que celà paraisse, il est encore possible d'en trouver dans certains établissements. C'est par exemple le cas au Ceproc, qui propose des formations pour les métiers de l'alimentation. Compte tenu de l'arrivée très matinale ou tardive de ses élèves, il a mis à leur disposition un distributeur de sandwiches, après avoir consulté les autorités sur le bien fondé de cette démarche. Autorités qui n'ont rien trouvé à y redire.

Rédaction Réussir

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