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Les cours plafonnent

Le marché des oléagineux reste au plus haut mais les cours ont tendance à plafonner. Les opérateurs restent suspendus aux annonces du prochain rapport USDA. Dans le même temps, les fondamentaux semblent s’assouplir pour le soja.

Les cours du soja à Chicago se replient légèrement en ce début de semaine sous la pression de deux phénomènes. Tout d’abord, les opérateurs liquident leurs positions longues avant la sortie du rapport du département américain de l’Agriculture (USDA), publié ce mercredi. Par ailleurs, toujours aux États Unis, les chantiers de récolte progressent, affichés terminés à 4 % pour le soja, et les rendements sont pour le moment un peu meilleurs que prévu. La plus grande incertitude plane cependant sur cette production avec certains analystes qui considèrent la récolte à venir encore largement surévaluée par l’USDA alors que d’autres au contraire pensent que les récentes pluies qui ont arrosé les plaines américaines sont susceptibles d’avoir amélioré la situation. Pour le moment la part des cultures jugées dans un état bon à excellent reste fixée à 30 %.
Fondamentalement, à l’image du maïs, le marché des oléagineux est fortement influencé par le contexte climatique des États-Unis. Premier producteur mondial et premier exportateur de fève, ce pays fonctionne en flux tendu pour répondre à la demande sans cesse croissante de la Chine. Alors que les stocks de fèves aux États-Unis sont très bas, que la culture a perdu du terrain par rapport au maïs,  la sécheresse entame sérieusement les perspectives de production du pays (73 Mt, soit 10 Mt de moins qu’en 2011). Le cours du soja sur le marché à terme de Chicago a atteint des sommets en août.  Malgré cela, la demande ne s’essoufle pas. Les ventes de soja d’origine nord-américaine atteignent déjà 19 Mt, soit 63 % de l’objectif d’exportation estimé par l’USDA.

Le pois dans le sillage du soja

Selon l’Unip, « sur le marché du pois standard pour l’alimentation animale, la flambée des prix du tourteau de soja avait entraîné, il y a 2 à 3 semaines, une demande de fabricants bretons pour des volumes, mais sans réelles concrétisations car les prix qu’ils proposaient ne convenaient guère aux vendeurs ». Par contre, la demande belgo-néerlandaise est plus présente, avec des affaires en départ régions nord-Seine, tandis que des acheteurs italiens cherchent des lots en départ Champagne. Niveaux de prix le 28 août : 310-315 V euros/t départ Eure-et-Loir, 315 T euros/t départ Marne, pour du sept.-oct. Le rendu Rouen est à + 55 A euros/t pour le blé Euronext (échéance nov. 2012) .
En pois jaune pour l’export vers les pays-tiers, c’est encore le calme plat, faute d’intérêts acheteurs.
Sur le marché de la féverole pour l’export en qualité alimentation humaine, l’activité est toujours bloquée par manque d’offres, hormis quelques transactions pour de faibles volumes.
Selon l’Unip, « depuis des semaines, les vendeurs rechignent à offrir tant qu’ils n’auront pas d’informations précises sur la quantité et la qualité de la nouvelle récolte. De leur côté, les acheteurs égyptiens commencent à revenir sur le marché français ».

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