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Les cours au plus bas depuis novembre 2010

Le précédent rapport USDA avait déjà provoqué une chute vertigineuse des cours du soja. Celui de vendredi dernier a enfoncé le clou. Le colza au plus bas des trois dernières campagnes se stabilise sur fond d'inquiétude pour les moissons en France.

Les cours du soja ont été laminés ces dernières semaines par la perspective de récoltes très abondantes dans le monde et aux USA (à plus de 103 millions de tonnes). De l'avis d'experts, les conditions météorologiques restent « formidablement bonnes » pour la croissance des plantes sur les grandes plaines américaines. En ce début de semaine la graine tente de se « stabiliser », mais évolue à des niveaux proches de ses plus bas niveaux depuis novembre 2010. Le colza suit la tendance tentant de se maintenir, mais le niveau de prix marqué à 330 €/t en fob Moselle traduit bien l'inquiétude des opérateurs face à un raz-de-marée oléagineux. Pour l'heure en France, on s'inquiète principalement des récoltes. Débutées il y a plus de quinze jours dans le Sud, elles ont été stoppées par l'épisode pluvieux de la semaine passée. Alors que certains évoquent la possibilité de graines germées, la fenêtre météo prometteuse de cette semaine devrait permettre une reprise des coupes. Le tournesol, en revanche, bénéficie de belles conditions climatiques étant donné son stade de maturation et les récoltes s'annoncent bien.

Récoltes de pois interrompues

Selon l'Interprofession des protéagineux (Unip), après un démarrage précoce vers la mi-juin dans le Sud, les récoltes de pois ont été interrompues par les pluies des derniers jours de juin et surtout par le retour d'un temps perturbé en toutes régions depuis le 4 juillet. Les parcelles qui étaient déjà mûres se sont parfois affaissées et risquent d'être difficiles à récolter ou de subir des pertes. Dans le Sud, plus de 80 % des pois (semés avant l'hiver en général) sont récoltés, avec une moyenne en Midi-Pyrénées qui se situerait entre 40 et 45 q/ha, un bon niveau pour cette région. En Poitou-Charentes, seuls 15 % des pois (semés au printemps) sont récoltés. En Bourgogne, Berry et Champagne-Ardenne, la majeure partie de pois d'hiver était récoltée, avec des premières indications de rendements corrects ; mais en pois de printemps, qui constitue l'essentiel des surfaces, très peu de parcelles ont été récoltées. Plus au nord et à l'ouest, où le climat de mai-juin laissait espérer un meilleur potentiel, seule une petite partie des pois d'hiver a pu être récoltée avant les pluies. Pour la féverole, les pluies actuelles sont favorables au potentiel de rendement des semences de printemps dans les régions du Nord et de l'Ouest. Mais plus à l'est, ces pluies arrivent trop tard. Dans le Sud et dans le Centre-Est, seules quelques féveroles d'hiver ont été récoltées. Sur le marché, la chute du soja et les inquiétudes sur les récoltes paralysent les transactions.

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