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Les banques surveillent de près leurs concurrents


> Emmanuel Eon, responsable marché des professionnels et entreprises au Crédit mutuel de Bretagne (Arkéa).
La fin « du monopole bancaire » ? Certaines banques ont décidé de prendre des parts dans les nouvelles plateformes de financement participatif, comme le Crédit coopératif ou le Crédit mutuel Arkéa. Explications

Les banquiers ont-ils peur du financement participatif ? Lors de la première fête du crowdfunding qui s'est tenue l'an dernier, le ministère de l'Économie expliquait : « Les banques et les compagnies d'assurance drainent l'épargne financière des Français, 4200 milliards d'euros, mais de nombreuses entreprises ne trouvent pas à se financer. Le financement participatif remet en cause ce monopole bancaire. »

Le crowdfunding ne fera pas disparaître les banques

Certaines banques ont, elles, justement mis un pied dans ce nouveau mode de financement. Le Crédit coopératif est ainsi allié au site WiSeed depuis fin janvier 2015. Le Crédit mutuel Arkéa est actionnaire de Prêt d'union depuis son lancement en 2011, et est monté à 35 % du capital en 2013. Le groupe Arkéa serait également en train de travailler sur une nouvelle entité dédiée au crowdfunding. « Nous avons plutôt pris le train en marche par rapport à certains de nos concurrents. Nous le voyons plus comme un nouveau moyen – dans l'air du temps – de mobiliser de l'épargne que comme de la concurrence directe », explique Emmanuel Eon, responsable marché des professionnels et entreprises au Crédit mutuel de Bretagne (Arkéa). Pour lui, le crowdfunding ne fera pas disparaître les banques, mais « remplira plutôt un créneau qui culturellement n'existait pas en France : celui des petits investisseurs, des “ business angels ” ». Il nuance : « Tout le monde ne va pas investir dans le succès de l'année. Pour le moment c'est tout neuf, tout beau. Mais prêter de l'argent, c'est risqué. Les projets peuvent ne pas être rentables. » Il reste qu'un porteur de projet avec une levée de fonds obtenue via ces plateformes peut être pris plus au sérieux. « Cela joue dans le sens où tout autofinancement génère un effet de levier. Il sera vu comme un porteur de projet dynamique et motivé », argumente-t-il. Et cela «apporte en plus de la visibilité aux projets d'entreprise. C'est un moyen moderne de se faire connaître», complète-t-il.

Les projets peuvent ne pas être rentables

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