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Lente remontée des cours

Les marchés boursiers ont connu un mois d’août très difficile. Dans ce contexte de panique et de craintes sur l’avenir de l’économie, les matières premières agricoles ont plutôt bien résisté. Les cours se redressent lentement en soja et en colza.
Les matières premières agricoles se sont plutôt bien défendues dans un contexte de fortes turbulences des marchés. Au plus fort des inquiétudes, entre le 8 et le 10 août, le cours du colza sur le marché à terme parisien avait glissé de 5 % par rapport à sa valeur de fin juillet, alors que la baisse a été de l’ordre de 20 % pour l’indice Cac 40 sur cette période. Mais les inquiétudes sur la production américaine de maïs et de soja, confirmées par la publication du rapport USDA le 11 août, ont repris le devant de la scène et les cours se redressent lentement en soja et en colza.

Hausse du soja à Chicago

Les stocks de soja aux États-Unis sont réduits en cette fin de campagne et le premier producteur mondial de fève n’a guère de marge de manœuvre. Compte tenu de la baisse des surfaces dédiées à cette culture, les rendements doivent rester élevés pour maintenir un bilan équilibré et éviter une nouvelle envolée des prix. Ainsi, le manque d’eau et les fortes chaleurs qui ont prévalu dans de nombreux États producteurs alimentent les inquiétudes sur les rendements. En ce début de semaine, une nouvelle progression des cours à Chicago est à noter principalement sur le soja, pour lequel les conditions climatiques toujours sèches actuellement pourraient pénaliser la production au stade critique de la floraison. Le « crop rating » (état des cultures) s’affiche comme bon à satisfaisant à 57 %, contre 59 % la semaine passée.
Selon l’Unip (Union interprofessionnelle des protéagineux), en ce début de campagne la demande intérieure n’est guère active sur le marché du pois standard, avec récemment quelques petits achats sur du rapproché (septembre). Dans un contexte où le tourteau de soja est relativement peu cher par rapport au blé, l’écart de prix entre pois et blé est jugé trop important par des fabricants.

Pois : courant d’affaires à Rouen

Par contre, à l’export intra-Union européenne, on signale un courant d’affaires en pois standard à Rouen, dernièrement traité à un prix de blé Euronext (échéance novembre 2011) + 50 euros/t, niveau qui reste acheteur (soit 257,75 euros/t).
Le pois départ Eure-et-Loir se situe à 240 V euros/t pour du septembre. À noter une déconnexion entre ce prix, tiré vers le haut par le débouché export à Rouen, et celui du pois rendu centre Bretagne à 245 V euros/t pour des lots d’origine locale.
Sur le marché du pois jaune pour l’export vers les pays tiers (Norvège, sous-continent indien), l’activité s’est ralentie en août. Le niveau de la prime a sensiblement diminué, de 75 euros/t en juillet à 60 euros/t à ce jour, mais reste élevé. Le prix rendu Rouen se situe ainsi à : blé Euronext (échéance novembre 2011) + 60 A euros/t (soit 267,75 euros/t le 23 août) échéance septembre.
À signaler un chargement de 30 000 t de pois jaune à Rouen en instance de départ pour l’Inde.

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