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Le trafic céréalier de Rouen touché par la conjoncture

Vendredi, le groupe Senalia SENALIA est issue de la fusion d’UCACEL et UCASPOR qui représente, selon les années, entre 50 et 60 % des exportations de céréales à partir du port de Rouen (1er port européen d’exportation de blé), tiendra son assemblée générale à Paris. Le bilan 2003/2004 des sorties de céréales par le port de Rouen, dont celui réalisé par SENALIA, traduit une forte baisse d’activité imputable à la faiblesse de la moisson 2003 qui réduisait le disponible exportable. Pour la première partie de l’actuelle campagne les volumes transitant par Rouen sont du même ordre que l’an dernier. Pourtant la conjoncture est fort différente avec une récolte 2004 surabondante. La modicité du trafic du grand port céréalier à l’issue de cette première demi campagne est lié aux conditions du marché international, marqué lui-même par une production record, et surtout au handicap de compétitivité dont souffrent les céréales françaises et communautaires du fait du faible taux du dollar par rapport à l’euro.

Moins 1/3 sur pays tiers

L’assemblée de Senalia fera bien évidemment de ce dossier l’un des principaux sujets de débat. mais, sait-on jamais, le Comité de gestion céréales qui se sera réuni la veille, après trois semaines de vacances, apportera peut-être quelques indications sur les intentions de Bruxelles à propos d’éventuelles restitutions..

L’activité céréalière de Rouen a baissé en 2003/2004 de 23 % avec 4,9 Mt contre 6,4 la campagne précédente. Les sorties de blé tendre sont passées de 5,2 Mt à 4,1 Mt, rétrogradant ainsi de -21 % avec des changements spectaculaires selon les destinations. Avec 2,9 Mt, les expéditions vers les pays tiers ont régressé de 41 % tandis qu’avec 1,3 Mt, nos ventes à l’UE progressaient de 224 %, ce qui ne compensait pas la perte sur les pays tiers.

Ce renversement des courants s’explique par le fait que les exportateurs, devant les faibles disponibilités de la campagne dernière, ont favorisé la clientèle communautaire. On a assisté au même phénomène s’agissant de l’orge, l’activité totale tombant de 1,1 Mt à 794 000 t, soit -31 % et l’UE progressant de 233 % avec 406 000 t contre 388 000 pour les pays tiers, en retrait de 62 %. Malgré ce gros ralentissement d’activité en 2003/2004, on notera que le trafic céréalier du port de Rouen reste nettement supérieur à celui de 2001/2002 : 4 262 000 t. Si l’on considère les derniers chiffres de l’actuelle campagne, ils sont globalement comparables à ceux de la précédente. Du 1er au 22 décembre, 338 540 t ont été chargées. Si l’on y ajoute les navires en chargement à cette date, 107 000 t, le résultat est même supérieur à celui de décembre 2003 (370 000 t). En revanche, il se place loin derrière décembre 2002 : 764 000 t dont 566 000 de blé et 198 000 d’orge. Il faudra une sérieuse révision de la gestion du marché par Bruxelles pour espérer retrouver un tel rythme de sorties.

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