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Le sucre et le cacao restent robustes

Les tarifs du cacao à Londres ont atteint vendredi leur plus haut niveau en quatre ans, à 2 191 £/t. La fève brune cotée à New York a grimpé lundi à 3 338 $/t, son plus haut niveau depuis septembre 2014. Les fondamentaux de marché continuent de soutenir le cacao et les cours sont restés portés par les attentes d'un manque temporaire de fèves avant que la nouvelle récolte ne commence en octobre. La récolte de fèves de cacao au Ghana est en baisse et les derniers chiffres donnés par le bureau ghanéen du cacao (Cocobod) lors de sa dernière réunion la semaine dernière ont suggéré que le déclin pourrait atteindre 25%. Par ailleurs, les cours pourraient être soutenus dans les semaines à venir par le développement d’El Nino qui risque d'affecter les récoltes, car à chaque épisode du phénomène climatique El Nino, la production de cacao en Afrique de l'ouest a tendance à baisser.
Les prix du café n'ont pas réussi à consolider leurs gains de la semaine dernière et ont perdu du terrain tout au long de la semaine. Le café coté à Londres a atteint vendredi son plus bas niveau en deux semaines, à 1 737 $/, tandis que le café échangé à New York est tombé jeudi à 126,40 cents la livre, un minimum depuis un an et demi, du fait de la faiblesse du réal face au dollar, qui tend à pousser les producteurs brésiliens à vendre leurs stocks.
Les cours du sucre se sont eux bien maintenus, malgré la baisse du réal, la baisse de la production brésilienne encourageant un peu les prix. Le sucre blanc coté à Londres est monté jeudi à son plus haut niveau en sept semaines, à 375,50 $/t, tandis que le sucre brut à New York a grimpé le même jour à son plus haut niveau en six semaines, à 12,68 cents la livre. Selon les dernières statistiques du groupement d'industriels du secteur brésilien Unica, les usines du centre-sud, la plus grosse région sucrière du Brésil, consacrent la majeure partie de leur récolte de canne à sucre à la production d'éthanol, au détriment du sucre. Le marché semble s'orienter vers un déficit pour 2015/16 après cinq années de surplus, mais l'impact sur les prix serait relativement limité car l'offre demeure surabondante.

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