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LACTINOV À ABBEVILLE
Le spécialiste de l’embouteillage ouvre ses portes

À l’occasion de la Journée mondiale du lait, Lactinov a ouvert au public les portes de ses usines de conditionnement de lait UHT. Visite du site bouteilles de la SFPL à Abbeville avec un détour par Babydrink, unité dédiée au lait infantile liquide.

 

À Abbeville, dans la Somme (région Picardie), le groupe coopératif Lact’Union, dispose d’une imposante structure laitière où se côtoient deux sites avec deux entrées bien distinctes : SFPL (Société Flandres Picardie lait - holding Lactinov) et Babydrink née en 2012 et détenue à 65 % par Lact’ Union.

Si dans les deux cas, il s’agit pour l’essentiel de conditionnement en bouteille, les concepts diffèrent substantiellement. L’usine SFPL est dédiée au lait et dérivés (laits aromatisés, laits de croissance) et à la crème UHT. Elle intègre toute la chaine de fabrication jusqu’au produit fini, en passant par l’extrusion et le soufflage des bouteilles multicouches d'1 litre, 50 et 25 centilitres. L’unité fabrique également du beurre industriel et du beurre plaquette bio.

 

BABYDRINK POUR LE LAIT INFANTILE LIQUIDE

L’usine Babydrink compte une ligne aseptique Serac pour le conditionnement de lait infantile liquide (en 20 cl à 1 l). En effet, ici le remplissage des bouteilles a lieu dans une enceinte stérile répondant aux normes pharmaceutiques les plus strictes ; sans parler de l’exigence sanitaire de l’ensemble de l’usine dans sa conception et son organisation. Les bouteilles sont fabriquées sur place (extrudeusesouffleuse Stork). « Nous avons acheté en 1995 avec notre partenaire historique Roger François Béguinot, Materna spécialisé dans l’alimentation infantile. Plus de 15 années nous ont permis de concevoir Babydrink », précise Olivier Buiche, le directeur de Lact’Union et de Lactinov.

Babydrink est un outil dédié aux produits qui s'adressent à une population de consommateurs sensibles sur le marché de la nutrition infantile et diététique tels :

- les laits infantiles liquides pour nourrissons 1er et 2ème âge,

- les produits liquides à profils nutritionnels complexes notamment à forte teneur en protéines. « Il a fallu 15 mois pour construire et intégrer les équipements et 15 mois pour qualifier le site aux normes pharmaceutiques », ajoute Emmanuel Grard, directeur des opérations industrielles de Lactinov et Babydrink. Un investissement total de 20 millions d’euros.

Si le conditionnement aseptisé réalisé à la SFPL ne nécessite pas les mêmes exigences que le lait infantile liquide 1er âge, les règles d’hygiène dans l’usine n’en sont pas moins drastiques. D’autant plus que c’est dans les locaux de la SFPL que sont préparées les formulations pour Babydrink. L’atelier formulation des recettes de la SFPL a ainsi été rééquipé pour répondre aux mêmes niveaux d'exigences de Babydrink: des salles de pesée pour les micro et les macro ingrédients et un procédé permettant le mélange de recettes complexes pouvant comporter jusqu'à 40 ingrédients. « Le mélange ainsi constitué est transféré vers Babydrink », explique Grégoire Aufort, directeur de SFPL.

L’atelier UHT de la SFPL a connu pour sa part plusieurs phases d’agrandissement. La première ligne de conditionnement a été installée en 1992, la deuxième en 1998 et la troisième en 2004. Et en 2008, la SFPL s’est équipée d’une plateforme logistique. « En 1992, la coopérative disposait d’une usine en ville. Se retrouvant à l’étroit, il a été décidé de construire dans la zone industrielle. En 1999, toute l’activité a été transférée dans cette usine qui n’a eu de cesse d’évoluer », relate Grégoire Aufort. En 2013, la SFPL a traité 200 millions de litres de lait et 25 millions de litres de crème.

 

PARTENAIRE D’INGREDIA DANS LE PÔLE MATIÈRE GRASSE

La SFPL est également spécialisée dans la fabrication de beurre et traite les surplus de crème d’Ingrédia. Olivier Buiche parle de partenariat de réciprocité. « D’un commun accord, nos deux coopératives ont dimensionné leurs investissements respectifs en perspective de l'après-quota et de la gestion de leurs excédents, Lactinov pour traiter la crème et Ingrédia les protéines. Nous avons un savoir-faire dans le domaine de la matière grasse qui nous a permis de nouer un partenariat avec Elle et Vire dans la crème et de produire 10 000 tonnes de beurre industriel notamment. »

« Nous sommes en phase d’agrandissement de l’atelier beurre industriel. Il s’agit de prévoir une hausse de notre collecte et des besoins de notre partenaire Ingrédia », indique Emmanuel Grard. La SFPL compte également un atelier de fabrication de beurre biologique de baratte en plaquette « Nous maintenons nos sites à un haut niveau de technicité, de qualité et de sécurité. 10 millions d’euros sont ainsi investis chaque année. Notre positionnement de sous-traitant pour de grands groupes industriels nous a conduit à mettre en place des procédures strictes, afin de garantir la sécurité alimentaire et la qualité des produits : sélection drastique des matières premières, traça bilité de la vache au biberon, stricte gestion des allergènes. En matière d'innovation, le hall de R et D va être déplacé et équipé afin de concevoir des recettes, des concepts, des packagings. Cinq personnes travaillent dans ce département », complète Olivier Buiche. Le groupe a par ailleurs créé un pôle export il y a deux ans et développé, à côté de la sous-traitance, une marque propre, Promess. « Notre objectif est de réaliser en 2015, 10 % de nos volumes hors de l’Union européenne. Nous venons de concevoir un lait aromatisé en bouteille 25 centilitres, un créneau en forte croissance à l’international. »

L’export offre à la coopérative une capacité d’arbitrage pour la valorisation du lait à ses producteurs.

Lact’Union a réalisé en 2013 un chiffre d’affaires de 225 millions en hausse de 20 % par rapport à 2012.

 

La structure de Lact’Union

Lact’Union est aujourd’hui un groupe coopératif diversifié, prêt à entrer des deux pieds dans la nouvelle ère laitière. La fusion des deux coopératives de base VPM et Coopalliance en 2013, a rassemblé 570 producteurs de lait en Picardie, soit une collecte de 250 millions de litres de lait. Côté industriel, la coopérative s’appuie sur trois usines situées sur deux sites. À Abbeville : l’usine SFPL pour l’embouteillage de lait UHT et de crème et la fabrication de beurre et l’usine Babydrink dédiée au lait infantile liquide. A Braine : l’unité Unilep de conditionnement de lait UHT en brique.

La SFPL et Unilep sont regroupés dans la holding Lactinov à 100 % dans le giron de Lact’Union. La commercialisation du lait se fait par Orlait, structure commerciale dans laquelle Lact’Union détient 33,5 % du capital.

Lact’Union détient par ailleurs, 65 % de l’activité Babydrink et 34 % de Global Baby et d’Unidiet aux côtés de la Financière Messine (famille Béguinot).

L’activité de Global dairy est organisée autour deux unités de Materna opérationnel, société de sous-traitance pour la fabrication de produits alimentaires infantiles et de la division Vitagermine, acquise en 2013, qui a comme principal actif la 1re marque française de nutrition infantile bio Babybio. Grâce à ce développement et à la volonté de renforcer l'activité infantile, Lact'Union a créé un pôle diététique Unidiet qui va lui permettre d’étendre ses gammes vers des produits à forte valeur ajoutée. Stratégie indispensable pour faire face à la volatilité

 

CHIFFRES CLÉS


Lact’Union en chiffres :

• 3 usines : SFPL et Babydrink à Abbeville, Unilep à Braine

• SFPL: 25000 m2 - 200 personnes

• Babydrink : 6 300 m2 - 40 personnes

• Unilep : 15 000 m2 - 100 personnes

• Chiffre d’affaires 2013 consolidé: 225 M€

• Collecte : 250 Ml dont 18 Ml de lait biologique

• Litrage transformé : 300 Ml + 25 ML de crème

• Fabrications : 280 Ml de lait de consommation et dérivés, UHT hors Babydrink - 10000 t de beurre industriel - 6 Ml de crème industrielle

 

 

STRATÉGIE

 

« Lact’Union a la capacité d’absorber sur 5 ans une hausse de la collecte de 5 à 10 % par an sachant que ce sont les marchés qui orientent notre équation laitière. Nous travaillons sur des projets de développement de produits à haute valeur ajoutée et complétons nos gammes de produits de niche tout en maintenant notre activité de produits industriels. En 2013, nous avons payé nos sociétaires 349 euros/1000 litres (38/32). La hausse devrait être de 5 à 7 % en 2014 en moyenne annuelle. Après la hausse de 20 % de notre chiffre d’affaires en 2013, grâce à la hausse des prix de vente et une activité soutenue en termes de volumes, nous tablons sur une croissance de l’ordre de 5 % », explique Olivier Buiche, président de Lactinov.

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