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Le soja monte, le colza hésite

Le colza a évolué différemment du soja, ces jours derniers, sans tirer profit de la fermeté de celui-ci, ni d’un prix du pétrole qui ne compense pas la hausse de l’euro. Après un accès de faiblesse, les cours du colza semblent néanmoins opérer un redressement.

Période du 22 au 28 février. Le marché des oléagineux, à l’instar de celui des céréales, a fait preuve ces dernières semaines d’une belle volatilité, mais les prix du soja à Chicago et ceux du colza sur le marché européen ont pris une orientation différente : haussière sur la place américaine, baissière sur Euronext. Les cours du pétrole et la résurgence de nouvelles alarmistes sur l’état des cultures au Brésil, qui amènent les observateurs à revoir les prévisions de récolte dans ce pays, entretiennent la hausse. Deux analystes indépendants, Agroconsult et Agrural, ont donc rectifié en baisse leurs précédentes prévisions. Le premier a réduit de 72 à 68 millions de tonnes (Mt) son estimation de récolte brésilienne de soja et le second l’a fait passer de 70,2 à 68 Mt. De plus, la dernière conférence de l’USDA a confirmé la stagnation des surfaces aux États-Unis, le maïs ayant pris le pas sur le soja. Enfin, la faiblesse du dollar facilite des exportations américaines déjà actives. Dans son dernier rapport, le CIC constate que, du fait de plus petites récoltes dans le monde, la production mondiale de soja devrait chuter à 246,5 Mt, en repli de 8 % sur l’an dernier ; et le CIC souligne que le dynamisme de la demande, de la Chine notamment, suscitera une nouvelle croissance des échanges mondiaux, cette campagne, à 91,7 Mt. Quant aux échanges de tourteaux de soja, ils devraient atteindre le chiffre record de 58,4 Mt, en progression de 3 % sur la dernière campagne.
Le colza a donc évolué différemment du soja, ces jours derniers, sans tirer profit de la fermeté de celui-ci, ni d’un prix du pétrole qui ne compense pas la hausse de l’euro. Néanmoins, après un accès de faiblesse, les cours du colza semblent opérer un redressement. Réaction logique si l’on s’en tient à une production communautaire déficitaire, malgré la bonne récolte française qui n’évitera pas à nos triturateurs de recourir à l’importation. Malgré les sautes d’humeur des cours du colza, ce marché, comme celui des oléagineux en général, demeure porteur.

Pois : petite activité au coup par coup

Dans sa dernière note de conjoncture, l’Unip (Union nationale interprofessionnelle des plantes riches en protéines) constate un déroulement calme du marché, évoluant par petits volumes en récolte 2011. Un petit regain de la part des utilisateurs se fait jour en pois standard, mais les vendeurs sont peu présents. Les cours n’ont guère varié ces dernières semaines pour se fixer à 220 euros départ E et L et autour de 230 euros, rendu Rouen. La prime du pois jaune, par rapport au pois fourrager, a perdu une vingtaine d’euros en un mois, dans un contexte de ralentissement de l’exportation. Or, comme les disponibilités chez les vendeurs sont minces, ceux-ci préfèrent garder leur marchandise en espérant des cours meilleurs. Quant à la nouvelle récolte, c’est le calme plat.

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